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Abdel Moustapha

Découvrez l'inforamtion cachée, le fruit d'une longue investigation. Abdel Moustatpha vous livre sans tabou ce que les médias traditionnels vous cachent

Une mise au point du CST qui confirme le cafouillage dans son rapport d’enquête sur les incendies : Officier de police KPEMISSI ou Officier de police adjoint BIMIZI ?

Publié le 27 Novembre 2013 par @Abdel-L'investigateur in incendie, Politique

Le décryptage de Peter Tchalawou et les nombreuses critiques sur le rapport d’enquête du CST sur les incendies sèment la panique au sein des responsables de ce mouvement. Ce rapport d’enquête a été sujet à beaucoup de commentaires venant aussi bien des membres de ce collectif que des journalistes et observateurs de la scène politique togolaise.

Jugé plein de contradictions et de légèreté, il avait fait l’objet d’un décryptage sérieux et assez objectif de la part d’un journaliste qui s’est appliqué à relever cinq zones d’ombre qui jettent du discrédit sur sa fiabilité et les procédures mises en œuvre pour aboutir à son élaboration.

Au rang de ces zones d’ombres figuraient les fantômes cités comme instigateurs des incendies de Lomé et de KARA.

En guise d’illustration, le cas de l’officier de Police KPEMISSI avait été soulevé suite à une mise au point que le Commissaire KPEMISSI Paya avait faite pour situer l’opinion sur les accusations gratuites portées contre sa personne par les auteurs de ce rapport.

En guise de réaction, Me Zeus Ajavon avait crié sur tous les toits, notamment sur Victoire FM, que le rapport d’enquête du CST n’a pas fait mention d’un commissaire de police KPEMISSI mais de «L'officier de police KPEMISSI, chargé des audiences du Président de la République, Faure Essozimna GNASSINGBE à Kara, en service au Commissariat de Police de Kara, originaire du même village de Pya que le Président de la République dont il est un parent. Cet Officier, un des principaux exécutants de l'opération de l'incendie du marché de Kara, a suppléé le Commissaire TCHALLA, commissaire central de la Police de la ville de Kara qui est habituellement l'homme des basses besognes du régime UNIR/RPT dans cette ville mais qui n'a pas pu prendre part aux réunions de formation du complot parce qu'il était malade..." »

Aussi miraculeux que cela puisse paraître, le CST dans sa mise au point du 26 Novembre 2013, ajuste les choses en indexant plutôt « l’Officier de police adjoint BIMIZI (et non KPEMISSI), en charge de la gestion des audiences du président de la République Faure Essozimna GNASSINGBE à Kara » comme étant un des instigateurs de l’incendie de Kara.

Comme pour donner raison au décryptage de notre confrère Peter Tchalawou, le CST vient par cette mise au point confirmer que le présumé officier de police KPEMISSI cité dans son rapport d’enquête, est réellement un fantôme qu’il a vite fait de substituer par l’Officier de police adjoint BIMIZI qui, lui, serait physiquement repérable.

Sans trop chercher à savoir le contenu des autres inquiétudes soulevées par Peter Tchalawou et certains observateurs de la scène politique togolaise, cet acte de plus vient confirmer l’improvisation, l’amateurisme et la légèreté de ce travail d’enquête du CST dont le contenu et la qualité demeurent sujets à caution.

Qu’est-ce que les responsables du CST voudraient-ils faire comprendre aux populations togolaises et à l’opinion internationale ? La mise au point du 26 Novembre 2013 qui apporte de nouveaux éléments à la compréhension sera-elle annexée au rapport d’enquête publié le 11 Novembre 2013 ou s’agit-il d’un travail à reprendre ? Dans leur déclaration du 26 Novembre 2013, les responsables du CST ont demandé au procureur ou au doyen des juges d’instruction à qui le rapport original a été transmis, « d’y faire suite conformément aux dispositions de l’article 195 du code pénal relatif à la dénonciation de criminels ». Doit-on comprendre que le procureur ou le doyen des juges d’instruction devraient se référer aux journalistes pour se procurer une copie de la mise du 26 Novembre 2013 au risque d’aller interpeller un certain officier de police KPEMISSI qui n’existe nulle part au Togo ?

 

 

Une  mise au point du CST qui confirme le cafouillage dans son rapport d’enquête sur les incendies : Officier de police KPEMISSI ou Officier de police adjoint BIMIZI ?
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