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Abdel Moustapha

Découvrez l'inforamtion cachée, le fruit d'une longue investigation. Abdel Moustatpha vous livre sans tabou ce que les médias traditionnels vous cachent

Affaire des incendies criminels des marchés : De coup d’éclat en coup d’éclat

Publié le 4 Février 2013 par @Abdel-L'investigateur

Le CST dans la tourmente.

Avec l’affaire des incendies criminels des marchés de Kara et de Lomé, le CST a franchi le Rubicon. En vérité, cette affaire d’incendies est un boulet pour le Collectif. A l’étape actuelle des investigations eu égard aux éléments de preuve réunis, le doute n’est plus permis : le CST héberge en son sein des terroristes qui sont prêts à mettre le pays en coupe réglée pour satisfaire leurs ambitions démoniaques. C’est ceux –là qui ont plongé le Collectif dans la tourmente. Actuellement, tous les observateurs de la scène politique togolaise reconnaissent que le Collectif est en difficulté et les dénégations cosmétiques de ses responsables n’ébranlent pas la détermination des Autorités judiciaires qui restent sereines parce que les faits leur donnent raison. La justice sait que dans ce dossier, elle tient le bon out. En voulant jouer à la roulette russe, le CST est pris au piège de sa politique de coup d’éclat permanent et de surenchères suicidaires.


 

Affaire des incendies criminels des marchés : De coup d’éclat en coup d’éclat

Désormais, le mot est lâché, non pas par le Combat du Peuple, mais par des voix les plus autorisées. Les incendies des marchés de Kara et de Lomé sont des actes gravissimes qui relèvent du terrorisme politique et qui méritent donc des traitements appropriées. On ne badine pas avec le crime.

La dernière fois, nous avons entendu sur RFI, au cours de l’émission de Juan GOMEZ, des Togolais de la diaspora débiter des idioties selon lesquelles, le grand Marché de Lomé a été brûlé parce que les femmes du marché étaient les principaux soutiens du CST. Et cette absurdité faisait partie de la panoplie des arguments développés par Jean-Pierre FABRE au lendemain des sinistres. Ces Togolais de la diaspora qui sont totalement déconnectés des réalités de leur propre patrie et qui divaguent sur les antennes de RFI, se croient intelligents. C’est triste. Ils n’ont qu’à revenir se ressourcer temps en temps au pays plutôt que de vivre sur le passé. On prétend que les femmes du grand marché de Lomé sont les soutient du CST et on pense que cela disculpe les criminels interpellés de leur égarement. Et les femmes du grand marché de Kara ? Elles soutiennent qui ? S’est-on posé la question de savoir le manque à gagner fiscal de l’Etat après ces incendies ? S’est on préoccupé de savoir si les incendies sont un facteur déstabilisant pour le Gouvernement ? Jean-Pierre Fabre demande sur RFI pourquoi les vigiles ne sont pas arrêtés ? Et pourtant, le Ministre de la Sécurité, le Colonel Yark avait dit au cours de son point de presse que les auteurs de l’incendie ont pénétré dans le marché avec la complicité des vigile et qu’une partie des vigiles a été appréhendée et d’autres sont en fuite. Lorsque dans un pays, des crimes sont commis et que les responsables d’une opposition ringarde se démènent comme de beaux diables en développant des absurdités qui ne résistent à aucune analyse sérieuse, on comprend que nous avons encore du chemin à faire pour réussir la démocratie dans notre pays. A tout prendre le CST veut faire des Togolais les citoyens de l’enfer. Les Togolais ont besoin d’un sursaut patriotique pour enrayer le péril.

Il est vrai que le Togo est l’un des rares pays au monde où la majorité de ses citoyens est politiquement inculte. Pire, personne ne veut poser le problème pour susciter un débat. Reconnaître que nous sommes politiquement incultes est un crime de lèse-majesté. Cette situation déplorable est le fruit d’un manque total d’éducation civique et politique observé à tous les niveaux de notre société. Dans son ensemble, la classe politique est responsable de ce crétinisme. D’abord, le pouvoir n’a rien fait pour promouvoir une éducation politique digne de ce nom à l’échelle nationale. Les togolais ont besoin d’un véritable changement de mentalité. Les Togolais ne doivent pas prendre les rumeurs comme paroles d’Evangile. Si cette façon de faire perdure, c’est parce que nos dirigeants n’ont rien entrepris pour y mettre un terme. Le drame c’est que le CST est devenu un vecteur de la rumeur et ne fait rien pour sensibiliser ses militants de la nécessité pour eux de faire preuve de patriotisme. Ses responsables sont passés maîtres dans la propagation de la rumeur. La délation, la manipulation de l’opinion et l’instrumentalisation de tous les évènements de la société à des fins politiques est leur crédo. L’opposition togolaise se nourrit et vit de rumeurs. Par le fait du CST, la rumeur est partout : dans les médias, sur internet, dans la maison et dans les conversations. Elle imprègne tous les secteurs. Si l’opposition particulièrement le CST continue à tenir ses militants en laisse grâce à la rumeur, c’est à cause du déficit de communication chronique observé dans la conduite des affaires de l’Etat par nos dirigeants. Oui, le Togo souffre d’un déficit de communication gouvernementale. Le Togo est le seul pays au monde où les dirigeants posent des actes concrets sans jamais les valoriser par une communication adéquate et efficace. Si ma rumeur gène, c’est qu’en réalité, elle peut se révéler exacte. Le silence renforce les propagateurs de la rumeur dans leur sale besogne. L’après rumeur intéresse peu. Tout semble rentrer dans l’ordre et la vie reprend comme avant. En revanche, lorsque la tension fut intense et les passions exacerbées, il serait illusoire de croire qu’il ne reste aucune trace, aucun résidu. Le silence qui retombe après une telle rumeur est trompeur. En surface, après un séisme, chacun reprend sa place. En profondeur, des masses ont été déplacées, un nouvel équilibre est crée, provisoire. Tant que les tensions souterraines seront présentes, un jour imprévisible, un nouveau séisme surviendra. De la même façon, quand la riposte fait taire la rumeur, elle gagne une victoire sur le parler. D’une façon générale, l’après rumeur pose la question de la signification du silence. Le Togo est un pays qui a la vocation à promouvoir le bien-être de ses citoyens. Les dirigeants togolais doivent prendre des initiatives hardies pour mettre un terme à la situation délétère qui prévaut actuellement. En ce qui concerne l’opposition, dans l’état actuel, elle n’existe que de nom. Le CST est dans la tourmente et force est de constater que ce Collectif que nous appelons à juste titre un panier de crabes ne verra de si tôt le bout du tunnel. L’affaire des incendies à sonné le glas à ses velléités belliqueuses et destructrices. Dans un pays normal qui se respecte, quand l’opposition organise des manifestations c'est-à-dire quand la rue parle, le débat s’ouvre entre les politiques à l’Assemblée Nationale où on tire les conclusions et conséquences. Chez nous il n’en est rien. On met le pays à feu et à sang pour se faire entendre. Drôle d’opposition. Il appartient désormais au Président de la République d’imprimer un nouveau rythme à la dynamique politique en cours pour mettre un terme à la chienlit au Togo.

Rodrigue

Journal Combat du Peuple N°741 du 04 au 09 février 2013

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A
C'est triste Rodrigue, ces raisonnements que tu as pris le temps de produire. Cela ne changeras rien à la vérité qui se révélera au grand jour.
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