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Abdel Moustapha

Découvrez l'inforamtion cachée, le fruit d'une longue investigation. Abdel Moustatpha vous livre sans tabou ce que les médias traditionnels vous cachent

Célébration du 05 Octobre : Du populaire au populisme, l’opposition et la comédie politique togolaise

Publié le 7 Octobre 2013 par @Abdel-L'investigateur in Politique, SOCIETE

Célébration du 05 Octobre : Du populaire au populisme

L’opposition et la comédie politique togolaise.

Le 05 Octobre a été célébré le samedi dernier par ceux qui se sont spécialisés dans la récupération et l’instrumentalisation politique. Pour ceux-là qui incarnent la médiocrité politique dans notre pays, toutes les dates qui ont marqué l’histoire de notre indépendance ou du processus démocratique sont une occasion rêvée pour se mettre en évidence et fustiger le pouvoir à travers des marches dans les rues pour faire croire à la population qu’ils défendent leur cause. A la fin, cette comédie et triste et lassante.

Certes, le 05 Octobre 1990 est une date repère dans le parcours du peuple togolais pour plus de liberté et de justice, mais ceux qui ont organisé ce soulèvement populaire pour protester contre les effets néfastes de la dictature de l’époque sont encore vivant et ont compris, pour la plupart, que le contexte d’aujourd’hui n’a rien à voir avec les réalités étouffantes et crétinisantes de 1990. L’opposition togolaise qui a désormais pour chef de file Jean Pierre Fabre, est lessivée et en lambeaux. Il n’y a rien d’étonnant à cela. Au lendemain du scrutin législatif du 25 juillet 2013, il est clair dans l’esprit des observateurs de tous bords que la majorité des togolais n’est plus au diapason avec l’approche belliqueuse et les mots d’ordre des va-t’en guerre. A vrai dire, le manque de vision des responsables de l’opposition est la principale cause de cette pénalisation populaire. A force de répéter les mêmes âneries pendant 23 ans, les togolais qui constatent pourtant les transformations positives que subit tous les jours notre pays, ont compris que les marcheurs professionnels les prennent pour des idiots et font injure à leur intelligence. Depuis longtemps, l’opposition togolaise était menacée de ce funeste sort. Pour affligeant qu’il soit, ce qui leur arrive était prévisible dès lors que les hommes de qualité qui peuplaient cette opposition ont été combattus depuis des lustres au sein même de cette opposition pour être finalement éjectés du jeu politique comme des malpropres, à cause des dénigrement, de la délation et du mensonge érigés en stratégie de combat politique. Dès le début de cette lutte pour l’amélioration des conditions de vie du peuple togolais, les médiocres, tapis dans l’ombre, ne rêvaient que de fragiliser des hommes comme Edem KODJO pour leur prendre leur place. Le plus cocasse, c’est qu’ils se sont longtemps servis de Gilchrist OLYMPIO en raison de son absence sur le terrain avant de l’abattre au final. Pendant longtemps, les togolais ont cru à tort que Gilchrist OLYMPIO était le symbole du radicalisme c'est-à-dire de la négation politique. Mais au Combat du Peuple, nous savions depuis toujours que M. Olympio était prêt au compromis si les circonstances l’exigeaient. Il se trouve, malheureusement, que cet homme a été intoxiqué, manipulé et instrumentalisé parce qu’il était sous l’effet de la peur depuis son amère expérience à Soudou. L’expérience ayant montré qu’on n’est plus jamais le même lorsqu’on vous a tiré dessus une fois. Aujourd’hui, les soi-disant puristes de la politique ont montré leurs visages de médiocres. Ils sont passés du populaire au populisme suicidaire parce que leur démarche politique ne recueille plus l’adhésion populaire. Ils ne défendent plus l’intérêt du peuple. Ils ne pensent qu’à leur panse. En se comportant comme ils le font, ils ignorent que nulle part, la politique n’est linéaire. C’est ce que nous appelons la comédie politique fondée essentiellement sur la maladie togolaise « la rumeur malveillante » devenue l’arme favorite de ceux qui croient se rendre célèbre à force de jeter l’anathème sur les autres. En 1990 les perspectives d’avenir de notre pays étaient sombres. Mais, avec le galvaudage du combat pour l’avènement de la démocratie, nous avons touché le fond dans les années 2000. En 2005 contrairement à toutes les règles de la physique, nous avions commencé à nous enfoncer sous-sol et c’est avec l’arrivée de Faure GNASSINGBE au pouvoir que nous sommes en train de remonter à la surface. Aujourd’hui par exemple, l’espoir est permis parce que le changement est en cours. La liberté d’expression et de la presse est devenue la chose la mieux partagée entre les Togolais qui en usent et en abusent. Nous prenons un autre exemple très simple, celui de la réhabilitation des infrastructures routières notamment les routes nationales transversales. Sur tout le territoire national, de nombreux chantiers seront ouverts en 2014 pour désenclaver le pays. Nos partenaires ont donné leur accord et signé de nombreux accords financiers avec le Togo.

C’est le Togo tout entier qui est concerné, de Lomé jusqu’à Dapaong. Si nous voulons dresser un tableau de l’aide publique au développement, beaucoup comprendront que le pays a de l’avenir. Parallèlement, les grands projets en cours de réalisation tels que le 3ème quai au Port Autonome de Lomé, le nouvel aérogare, les voies de contournement à Lomé comme au Nord du pays seront achevés en 2014 et vont booster notre économie. L’électrification rurale est au centre des préoccupations du gouvernement qui ne ménage aucun effort pour trouver des financements. Sur le plan social, le dialogue est permanent et des avancées notables ont été enregistrées. Les travailleurs commencent par souffler, la tendance est donc bonne. Le grand projet du Corridor Sud-Nord véritable épine dorsale de notre développement économique est en train de prendre son envol. En 2005, personne ne parierait un kopeck sur le Togo. Toutes les sources de financement étaient asséchées à cause de la mauvaise gouvernance et de la dictature ambiante de l’époque. Face à cette situation, lorsqu’on lit le message livré depuis Bruxelles par M. Eloi KOUASSAWO qui se dit coordinateur général du MO5, on se demande tout simplement si ce dernier n’est pas simplement déconnecté des réalités de son pays d’origine. C’est triste de continuer à se comporter comme un conducteur de voiture qui a les yeux rivés sur le rétroviseur. M. KOUSSAWO doit savoir que hier appartient au passé. Aujourd’hui et un tout nouveau départ. C’est le commencement d’une nouvelle vie. Même si la vigilance doit être de mise, il faut éviter l’amalgame. C’est ce que nous avons de mieux à faire si nous sommes de vrais patriotes. L’histoire des hommes est dynamique et le Togo ne fait pas exception. La dernière fois nous avons entendu sur un média Logo DOSSOUVI appeler les Togolais à la cohésion et à l’espérance. En vérité, ce qui peut sauver notre pays, c’est le travail bien fait. Le Togo n’est plus le paria dans le concert des nations. Cela appartient au passé. Donc, notre frère KOUSSAWO veut être plus royaliste que le roi. Tout le monde sait que LOGO Dossouvi et LOGO Doglo étaient au centre des préoccupations des manifestations du 05 Octobre 1990. Nous ne le dirons jamais assez. L’autoflagellation doit être combattue au Togo. Ceux qui ont des oreilles mais refusent d’entendre et des yeux mais refusent de voir mettent la République en péril. Il faut le dire parce que c’est la vérité.

Rodrigue

C.P N°766 du 07 octobre 2013

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