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Abdel Moustapha

Découvrez l'inforamtion cachée, le fruit d'une longue investigation. Abdel Moustatpha vous livre sans tabou ce que les médias traditionnels vous cachent

DOSSIER INCENDIES AU TOGO : Une conspiration politico-criminelle selon les enquêteurs

Publié le 2 Février 2013 par @Abdel-L'investigateur

Une conspiration  politico-criminelle  selon les enquêteurs

Les  premiers  éléments,  les  auteurs  et  commanditaires  présumés,  les zones d’ombre, les conséquences politiques

Après  plusieurs  jours  de  mutisme  presque  étouffant  pour  l’opinion  au  vu  de  la  gravité  des  faits, les autorités ont commencé à communiquer sur l’information judiciaire ouverte dans le cadre de la série d’incendie  qui ont ravagé plusieurs marchés au Togo et brûlé des biens publics. Ce  fut  d’abord  le  Procureur  de  la  République,  monsieur  Essolizam  POYODI  de  rompre le silence le jeudi 24 janvier en tenant un point de presse et en accordant une interview à nos  confrères de RFI (Radio France Internationale). Suivi ensuite le lendemain par le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Yark DAMEHAME qui a reçu les médias pour une conférence  de presse, organisée  à son ministère. Tous les deux ont confirmé la thèse des incendies criminels et révélé la piste  politique.

Selon  les  premiers  éléments  disponibles  de  l’enquête,  ces  incendies  participeraient  d’une  entreprise  criminelle destinée à mettre à mal l’économie du Togo, à déstabiliser l’appareil  de  l’Etat  en  créant  une  incapacité  sécuritaire  et à  provoquer  une  crise  généralisée  mettant  en  péril  la  continuité  des  institutions de l’Etat. Ils auraient été planifiés  au  cours  de  réunions préparatoires  destinées  à  en coordonner  et  superviser l’exécution.  La  piste  politique  serait confirmée  par  la  personnalité  des  présumés  cerveaux  et commanditaires des incendies ainsi que par les lieux où s’organisaient  les  rencontres de planification. Il s’agit, notamment  du  siège  de  l’ANC (Alliance  Nationale  pour  le Changement) dirigé par Jean­Pierre  FABRE  et  situé  dans le quartier Bè Kamalado. Selon les informations fournies à  la  presse,  deux  réunions déterminantes  y  eurent  lieu les 05 et 08 janvier 2013 avec la  participation  d’Alphonse KPOGO,  secrétaire  général  d’ADDI  (Alliance  des  Démocrates  pour  le  Développement Intégral), Jean EKLOU,  secrétaire national chargé de la  Jeunesse  de  l’ANC,  Gérard  ADJA,  vice­président d’OBUTS  (Organisation pour  Bâtir  dans  l’Union un  Togo  Solidaire),  Claude AMEGANVI,  Secrétaire Général du Parti des Travailleurs  (PT)  ainsi  que  d’autres leaders  dont  le  ministre  a préféré  taire  les  noms,  pour les  besoins  de  l’enquête.  Y auraient  assisté  également, Apollinaire ATTILE dit « Le Barbu  »,  LOUM  Mohamed, Hervé SENOU dit «  Major », Komlan AMAVI dit « Séna » Kossivi  EKLOU  dit  « Momo »,  un  certain  Fofo,  Cotocoli ainsi que des jeunes venus du Bénin et du Ghana.  Ces réunions dites  du « Comité  stratégique  »  auraient formellement  planifié  et  arrêté  la  destruction  de  points névralgiques  et  sensibles  du pays,  notamment  les  marchés,  les  institutions  bancaires,  les  écoles,  les  stations d’essence,  les  Centres  Informatiques  et Bureautiques (CIB)  etc  ;  mais  également d’autres  édifices  publics  et  privés. 

LE MODUS OPERANDI :

D’après  les  enquêteurs,    des cocktails  Molotov,  des  bidons  d’essence  ainsi  que  des bombes  artisanales  auraient été préalablement entreposés au  siège  de  l’ANC  et  ensuite convoyés  ou  distribués  aux jeunes  recrutés  pour  procéder aux incendies. Pour  détruire  le  marché d’Adawlato,  les  individus après  une  préparation  mystique dans la nuit du 11 janvier à 20 heures au cimetière de  Bè  Kamalado,  se  seraient retrouvés à 23 heures devant la  cathédrale  de  Lomé,  d’où ils se seraient éclatés en petits groupes  pour  s’introduire  à l’intérieur  du  bâtiment  avec la  complicité  de  certains vigiles  sur  place.  Une  fois  à  l’intérieur, ils auraient aspergé de l’essence,  de la poudre à  canon  et  poser  de  petites bombes  artisanales  avant d’incendier  l’immeuble  aux environs de 01 heure du matin.

L’incendie  du  marché d’Adawlato aurait été exécuté par les nommés Apollinaire, Loum  Mohamed,  Hervé SENOU,  Komlan  AMAVI, Fofo,  Cotocoli,  Kossivi  EKLOU  sous  la  supervision  de Jean EKLOU. Le  groupe  se  serait  retrouvé une  fois  l’acte  posé,  au  siège de  l’ANC  où  l’un  d’entre­eux,  aurait  été  de  nouveau sollicité  par  Jean  EKLOU, pour mettre le feu au marché d’Atikpodji.

Le  modus operandi  diffèrerait  globalement  selon  les cibles  à  détruire,  quant  au matériel  ainsi  qu’au  déclenchement de l’incendie.

LES  AUTEURS  ET  COMMANDITAIRES :

La  liste  publiée  n’est  pas exhaustive  et  est  susceptible de  s’allonger  à  en  croire  le Ministre  de  la  Sécurité.  Au moment  où  nous  bouclions le  journal,  ont  été  interpellées  suite  à  des  informations  obtenues  d’abord  sur  «   leur participation à des réunions préparatoires  destinées  à  planifier les  crimes,  ensuite  sur  les  rendez-vous  qu’ils  se  sont  fixés  en vue  de  coordonner  et  superviser les  opérations  et  enfin  sur  leur implication  dans  la  destruction active  et  les  tentatives  de  destruction  des  édifices »,  au  total 18 personnes. Une, l’ex­député Kwami Manti est en fuite.

LES COMMANDITAIRES PRESUMES :

­ Jean­EKLOU  : aurait  coordonné et supervisé l’incendie du grand marché de Lomé et sollicité  celui  avorté  d’Atikpodji.  Sur  ses  indications, des  cocktails  Molotov  brisés avec leur système de mise en  feu en état de marche ont été retrouvés  au  siège  de  l’ANC  lors d’une perquisition.

­  Gérard  ADJA  : aurait  recruté  les  jeunes  devant incendier  les  stations  ser­vices  et  d’autres  bâtiments publics contre une somme de 1.500.000  FCFA  au  lieu  des 3.000.000  FCFA  réclamés par ces derniers

­  Suzanne  DOGBEVI  alias Maman Nukafu : aurait fourni  nourritures  et  cocktails Molotov  aux  jeunes  et  aurait  sollicité de Gérard ADJA des  fonds pour payer ceux­ci.

­ Alphonse KPOGO : aurait participé  à  la  planification des  incendies  et  entreposé  des  cocktails  Molotov  au siège de l’ANC

­  Kwami  MANTI:  aurait recruté les jeunes pour incendier  les  marchés  d’Adidogomé, d’Agoè­Nyivé, d’Amlamé,  d’Atakpamé,  de  Bassar, de  Sokodé,  de  Kara  et  de Dapaong ainsi que la station d’essence    d’Agbalépédo,  en contrepartie d’une somme de 300.000 FCFA. 

­ Agbéyomé KODJO : aurait été cité par Gérard DJA selon le  témoignage  de  certains jeunes,  comme le bras financier.

LES EXECUTANTS PRESUMES :

­ Koffi Pélé AZE

­ John Fofo Kossi AMETEPE

­ Agbéko Yao AGBETI.

­ Azagou Logo DICK

­ Dodji AK AKPO

­ Kokou Fofo MIGAN

­ Loum MOHAMED

­Christophe Adanté AGBEGNIZI

­ Eyawa ASSOGBA

­ Komlan AMAVI

­ Kossivi EKLOU

­ Komlan SENOU.

­Appolinaire ATTILE.

 

DOSSIER  INCENDIES AU TOGO : Une conspiration  politico-criminelle  selon les enquêteurs

LA PROCEDURE :

Les   personnes interpellées ont été toutes  gardées  à  vue    dans  les  locaux de la gendarmerie ; aussi bien les exécutants précédemment cités que  leurs  commanditaires  présumés.  Gérard  ADJA  et  six  autres présumés auteurs ont quant à eux été  présentés  au  juge  et  inculpés  de destruction de biens publics  et d’associations  de  malfaiteurs.  Ils sont  placés  sous  mandat  de  dépôt à la gendarmerie, à la demande du Procureur  de  la  République  pour des raisons de sécurité. Une  perquisition  organisée  dans le cadre de la procédure le 26 janvier  au  siège  de  l’ANC  grâce  aux indications  de  Jean  EKLOU,  a permis  aux  enquêteurs  de  retrouver des cocktails MOLOTOV cassés mais avec le système de mise en  marche opérationnel. Claude  AMEGANVI,  leader  du Parti  des  Travailleurs,  convoqué par  le  SRI  (Service  de  Recherche et  d’Investigation)  le  28  janvier dernier, est reparti libre de la gendarmerie.  Au  moment  où  nous mettions  sous  presse,  Messan  Agbéyomé était devant le juge tandis que  nous  apprenions  que  l’ancien député  Ouro­Akpo  TCHAGNAO était activement recherché.

Si les charges se confirment contre les  inculpés,  ils  risquent  pour  le groupement  de  malfaiteurs  une peine de 5 à 10 ans de réclusion et la  perpétuité  pour  destruction  de bâtiments  d’utilité  publique  par incendie.

Les conséquences politiques

L’enquête sur les incendies et la découverte des auteurs aura forcément un impact sur le climat politique, surtout si la piste politique menant dans les rangs du CST se confirmait. On comprend dès lors aisément cette guerre de communiqués  qui sévit actuellement. Parce que ce qui se joue en ce moment, est ni plus ni moins l’avenir du CST.

En  effet,  si  malgré  les  démentis  et l’occupation de l’espace médiatique,  de  plus  en  plus  d’éléments venaient  à  confondre  certains membres  importants  de  ce  Collectif,  la  position  du  déni  deviendrait  intenable,  au  risque  sinon de se décrédibiliser ou pire, d’être considéré comme de concert avec les  auteurs.  Car  aucun  observateur n’imagine qu’en tant qu’entité,  le  CST  ait  choisi  de  s’engager dans  une  entreprise  criminelle de  destructions  par  incendie  de marchés,  poumons  économiques du  pays.  Aussi,  au­delà  de  la  posture  politicienne,  le  CST  sera­t­il  bien  obligé,  face  aux  preuves persistantes s’il y en a, de se désolidariser  de  ses  membres  brebis galeuses, qui auraient pris des initiatives condamnables. Dans tous les  cas  de  figure,  le  Collectif  va sortir affaibli de cette affaire avec certains  de  ses  leaders  emprisonnés  et  lui-même  entaché  par  cet  épisode qui le poursuivra.

A Jean­Pierre FABRE de jouer

Avec une popularité réelle, le président  de  l’ANC  ne  donne  pas l’impression  d’avoir  pris  l’habit d’un  vrai  leader.  Sa  figure  est restée  celle  de  l’activiste  et  de l’agitateur  sans  vraiment  prendre celle incarnant l’alternative. Il n’a jamais été dans l’initiative, se posant  et  s’imposant  comme  le  chef naturel  d’une  opposition  éclatée. Ses  postures  font  penser  qu’il  est davantage  à  l’aise  dans  la  contestation que dans celle de la proposition  et  qu’en  définitive,  l’envergure  d’un  homme  d’Etat,  celui qui  s’oppose  et  propose,  critique mais  discute,  met  en  garde  mais écoute, clive mais sait réunir pour  la cause nationale, lui fait peur.  L’affaire  des  incendies  devrait  le réveiller et lui faire réaliser qu’un  homme  politique  ambitieux, ne  saurait  s’éclipser  devant  des  hommes  ou  femmes    dont  il  n’a pas  besoin  pour  son  audience,  y compris  électorale.  Il  a  eu  le  tort de  se  laisser  embarquer  dans  une  aventure dont il ne tire jusqu’à ce jour aucun bénéfice politique, qui  l’a effacé totalement et plus grave, lui  crée  des  ennuis  qui  peuvent  être judiciaires. C’est donc l’occasion  pour  lui  de  se  ressaisir,  de reprendre  en  main  son  parti  et  surtout  d’imprimer  sa  marque dans  l’opposition  dont  il  est  la principale  figure  ;  figure  pourtant  invisible et inaudible.

UN  ARC  EN  CIEL  RESPONSABLE :

Comme  souvent,  la  coalition Arc  En  Ciel  a  eu  des  réactions responsables  dans  l’affaire  des incendies.  Rappelant  les  principes  notamment  sur  le  respect du  droit  et  l’obligation  d’une  justice  impartiale  et  indépendante, il a mis en garde le gouvernement  contre  toute  instrumentalisation du  dossier,  évitant  lui-même  d’en faire  une  récupération  politique.  S’il  sait  tirer  son  épingle  du  jeu,  son  attitude  pourrait  séduire  un certain  électorat,  surtout  en  cas d’affaiblissement ou de difficultés probables du CST.

ET LES ELECTIONS ?

Il  était  déjà  peu  probable  que  le CST  ait  les  moyens  d’empêcher  les élections. Il l’est encore davantage  après  les  deux  séquences  vécues  ces  dernières  semaines  :  les incendies et les premiers éléments  de l’enquête qui accusent certains  de  ses  membres.  La  CENI  (Commission  Electorale  Nationale Indépendante)  continue  à  dérouler  son  chronogramme,  nous  rapprochant chaque jour un peu plus vers  les  élections.  Elles  auront donc  lieu, peut être avec quelques  jours  de  décalage  ;  l’affaire  des incendies  n’ayant  manifestement  aucun effet sur le calendrier. Pourtant la question se pose de la participation de l’opposition, surtout  celle proche ou composant le CST  si d’aventure, beaucoup de ses leaders  se  retrouvaient  derrière  les barreaux ???

 Les différentes pistes

L’origine criminelle des incendies ne semble plus faire l’objet de doutes et constitue la seule certitude qui réunit l’opinion. Pour le reste, c’est  à une véritable bataille médiatique que se livre la classe politique sur  les  auteurs  et  leurs  commanditaires,  sans  que  tout  cela  ne  soit véritablement  soutenu  par  des  preuves.  Lomé  bruisse  de  rumeurs  les  plus abracadabrantesques    fondant  plusieurs  hypothèses  qui,  toutes,  convergent vers la piste politico­criminelle.  L’enquête officielle s’achèvera probablement  sur elle ; sans pour autant convaincre toute l’opinion.

LA PISTE DE L’OPPOSITION :

C’est  elle  que  confirmeraient  les investigations.  Le  plan  serait  de déstabiliser le pouvoir, en s’en prenant aux points vitaux de l’économie.  On  est  dans  une  « logique  du chaos  et  après  on  verra  »  plausible, voire  probable.  Mais  il  serait  peu crédible  d’envisager  que  l’opposition  dans  toute sa  composante, même le CST dans sa globalité, ait pu penser, planifier et exécuter ces crimes.  D’abord  parce  que  l’opposition  est  une  entité  très  hétérogène, minée par des considérations politiques,  stratégiques,  voire  personnelles  qui  excluent  toute  idée d’un plan validé par tous ceux qui la composent. Et qu’au surplus, la définir serait un exercice périlleux

Ensuite, le CST est  une coalition hétéroclite  dont  le  seul  ciment  est la  détestation  de  Faure  GNASSINGBE  et  réellement  incapable de  mener  une  telle  entreprise, puisqu’il est traversé par plusieurs  courants : les légalistes (plus justement  les  électoralistes  qui  croient en  une  prise  de  pouvoir  par  les urnes)  et  les  insurrectionnalistes qui  le  veulent  par  la  rue  ou  tout autre moyen. Reste  que  parmi  ces  derniers, certains  ont  peut  être    franchi  le Rubicon,  à  l’insu  de  leurs  compagnons.

LA PISTE DU POUVOIR :

Elle  est  souvent  évoquée  par  ces adversaires.  Cette  piste  n’est  pas farfelue  dans  l’absolu  si  on  se  réfère à l’histoire mondiale avec l’incendie  du  Reichtag  en  Allemagne ou plus près de nous, l’incendie de l’institut Goethe. Le  premier  exemple  serait  la  démonstration  qu’un  pouvoir  peut poser  lui-même  des  actes  criminels. L’objectif ici comme ce fut le cas en Allemagne, serait de décapiter et d’affaiblir son opposition, et surtout de renforcer son pouvoir. Le  deuxième  exemple  prouverait que  le  régime  ayant  par  le  passé commandité,  ou  au  minimum fermé  les  yeux  sur  de  tels  actes, est  capable de le rééditer. En clair, ce sont les dirigeants du pays eux-mêmes qui seraient derrière ces incendies pour durcir leur pouvoir et enrayer la dynamique populaire.  Si elle est plausible, elle résiste peu à l’analyse. D’abord la référence au Reichtag  est  peu  pertinente.  Non  seulement parce que les auteurs de cet  incendie  n’ont  jamais  été  formellement  identifiés  et  l’histoire n’a  pas  encore  vraiment  tranché définitivement  la  question  ;  mais aussi parce que la thèse à l’époque  avait  été  qu’Adolf  Hitler  voulait récupérer  la  plénitude  du  pouvoir  face au Président de l’époque. Or, dans  notre  cas  de  figure,  Faure GNASSINGBE  a  déjà  le  pouvoir et son Premier ministre est loin de lui faire de l’ombre.

Mais  l’argument  le  plus  important  qui  ne  milite  pas  réellement en  faveur  de  cette  hypothèse,  est que le pouvoir n’a absolument rien à gagner en portant un coup aussi dur à notre économie. En  effet,  le  Togo  est  sur  le  plan économique  en  convalescence après plus d’une décennie de crise. Malgré le léger mieux et un certain  nombre  de  politiques  heureuses menées, le climat social est à fleur de  peau,  comme  on  peut  le  voir avec les étudiants, les médecins et  plus récemment les fonctionnaires.

Les  impatiences  sont  grandes parce que l’attente a été longue. Et ce serait dans ce contexte où la rue peut  à  tout  moment  exprimer  un ras­le­bol  social,  que  choisirait  le pouvoir pour porter un tel coup à l’économie,  dans  une  logique  suicidaire ? De plus, c’est  à quelques semaines  d’élections  législatives qui  sont  annoncées    tendues  et que  l’opposition  affirme  vouloir empêcher, que  le pouvoir opterait pour  semer  davantage  de  tensions ?  Très difficile à croire. Une  autre  justification  serait  de capter  l’électorat  du  grand  marché  de  Lomé,  en  construisant  un nouveau.  Spécieux  comme  argumentaire car, et cela est de la palissade,  quels  que  soient  les  moyens mis,  certaines  zones  ont  très  peu de  chances  de  basculer  pour  le pouvoir  :  le  grand  marché  en  fait partie.

LA  PISTE  DES  AIGRIS  DU POUVOIR :

On  ne  les  nomme  pas  mais  on murmure  qu’ils  pourraient  être derrière ces incendies pour se rappeler au bon souvenir du Président de  la  République  et  manifester leur  mécontentement  par  rapport à    leur  situation  actuelle.  Dans  ce cas,  ils  seraient  allés  trop  loin  en posant  des  actes  susceptibles  justement  de  déstabiliser  un  régime dans  lequel  ils  souhaitent  (re)prendre toute leur place.

AGBEYOME KODJO :

Pour  l’heure,  nul  ne  sait si  Agbéyomé  KODJO    a joué  un  rôle  dans  les incendies  ont  a  été  victime notre pays, et quel rôle. Pour autant,  un  tweet  envoyé  par  l’ancien  Premier  ministre  la  nuit  du  drame laisse interrogateur.

En  effet,    reprenant  les  mots  de son  vice­président  Gérard  ADJA, le  Président  d’OBUTS  tweetait  : «   Cette  répression  détermine  désormais  notre  manière  d’agir.  »  et  postant  avec  une  vidéo  éloquente des propos de monsieur ADJA. Il  était alors 1h44 ce 12 janvier.  Le marché  d’Adawlato  était  déjà  en train  de  brûler    et  y  convergeait  tout  Lomé.  Il    poste  les  mêmes  mots  avec  la  vidéo    sur  sa  page Facebook.  Mauvais  concours  de  circonstances,  maladresse  ou  davantage ?  En  toute  hypothèse,  ce tweet reste intrigant.

Source : Focus Infos Bimensuel Togolais d'Informations

N°0079  du 30 Jan au 13 Fév 2013

Tweet d'Agbeyome Kodjo dans la nuit où le Grand marché de Lomé a été consummé par les flammes

Tweet d'Agbeyome Kodjo dans la nuit où le Grand marché de Lomé a été consummé par les flammes

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