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Abdel Moustapha

Découvrez l'inforamtion cachée, le fruit d'une longue investigation. Abdel Moustatpha vous livre sans tabou ce que les médias traditionnels vous cachent

L’arrestation de Olivier AMAH et Abass KABOUA, une œuvre de salubrité publique

Publié le 3 Juin 2013 par @Abdel-L'investigateur

L’arrestation de Olivier AMAH et Abass KABOUA, une œuvre de salubrité publique

Démocratie et État de droit au Togo

L’arrestation de Olivier AMAH et Abass KABOUA, une œuvre de salubrité publique.

Au cours de la semaine écoulée, les Sieurs Olivier AMAHA, ex-commandant de gendarmerie, fondateur de l’ASVITTO et membre du CST et Abass KABOUA, Président du Mouvement des Républicains Centristes (MRC), également membre du CST, ont été interpellés et déposés respectivement le lundi 27 mai 2013, et le mercredi 29 mai à la prison Civile de Lomé. Nous apprendrons plus tard qu’ils ont été respectivement transféré, le premier Olivier AMAH, à la Prison Civile de Mango et le second, Abass KABOUA, à la prison civile de Notsé.

Rappelons que le Sieur Oliver AMAH a été écroué pour avoir appelé l’armée à la désobéissance et à l’insoumission. Quant à Abass Kaboua, il était un prisonnier en sursis. Il n’est un secret pour personne qu’il a été inculpé dans le dossier des incendies des grands marchés de Kara et de Lomé et qu’il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction formelle de parler publiquement de ce dossier au fond. Mais tous les togolais de bonne foi peuvent témoigner que Abass Kaboua n’a jamais respecté l’interdiction qui lui a été faire par le juge d’instruction. Au contraire, il excelle dans les provocations les plus redondantes et fanfaronnes sur radio mille lagunes (Légende FM). Il est très important de souligner que les deux compères qui viennent d’être écroués ont un point commun. Ils sont tous deux les fils des proches d’Eyadema. Le papa d’Olivier AMAH était le chauffeur du défunt Président et celui de Abass KABOUA, l’ambassadeur de feu Président EYADEMA. Comme on le voit, ils sont tous deux des fils à papa qui avaient bénéficié de tous les passe-droits sous la dictature pour se hisser là où ils sont. Ils étaient parmi les privilégiés du régime Eyadema. L’ex-commandant AMAH n’a pas atteint ce grade dans l’armée par son propre mérite. Il n’a qu’à montrer les diplômes qui lui ont permis de devenir commandant. Quant à Abass KABOUA, c’est un cas. Incapable de réussir ses études, il était devenu un activiste dangereux pendant les périodes troubles que notre pays avait traversées. Lorsque Eyadema avait compris en fin de compte qu’il faisait partie de ceux qui salissaient son image et dont il avait décidé de se débarrasser, Abass KABOUA, courroucé avait voulu se venger. L’un des actes de trahison qu’il avait posé était de remettre à notre rédaction (Combat du Peuple) un document au vitriol qu’il nous avait demandé de publier contre son bienfaiteur Eyadema. Nous étions prêts à publier ledit document lorsque nous avions appris qu’avant sa fuite, il avait lui-même, par ses bavardages incontrôlés, mis la puce à l’oreille des services de renseignements qui ont mis le journal sous surveillance stricte. Informé nous avions décidé de nous abstenir de publier le document en question. Cependant la police n’a pas hésité à ramasser à l’imprimerie tous les exemplaires de notre parution le jour venu. C’est depuis ce temps que nous avions compris que Abass KABOUA a la langue trop pendante et qu’il raconte n’importe quoi, n’importe comment et n’importe où pour se donner de l’importance. Nous savons donc, par expérience, que cet homme n’est pas sérieux et qu’il ne mérite pas qu’on lui fasse confiance. Avec la création du CST, un panier à crabe composé d’un ramassis d’irresponsables et de provocateurs patentés, tous les déchets de notre société ont été érigés au rang de démocrates. Et bonjour les dégâts. L’arrestation de ces deux fils à papa est dans l’ordre des choses. Il s’agit même d’une œuvre de salubrité publique parce qu’ils empoisonnent la vie des citoyens par les mensonges, les fanfaronnades et leur ignorance notoire de tout ce qui touche à la gestion de la cité. Nous trouvons donc normal que leur comportement fait de défis permanents soient sanctionnées. Ils doivent répondre devant la justice de leurs actes de démolition de la République.

Nous ne pouvons pas battre pour la démocratie tout en faisant fi de l’Etat de Droit et laisser ceux qui veulent créer l’insurrection tranquille. Une démocratie est inconcevable sans l’Etat de droit. C’est le lieu de rappeler que le manteau de politicien n’est pas un bouclier dont il faut se servir pour violer les lois de la République. Et ceux qui soutiennent ou défendent les violateurs des lois de la République, font du tort à la nation toute entière.

Dans notre dernière parution (Combat du Peuple N°752 du 27 au 31 mai 2013) nous avions écrit, sans ambages, que Olivier AMAH a sa place derrière les barreaux. En clair cella signifie que notre opinion est faite. Il faut nécessairement barrer la route à la chienlit si nous voulons bâtir un pays où il fera bon vivre pour tous. Le Togo notre pays est notre patrimoine commun et nulle part ailleurs aucun gouvernement ne laissera en liberté un ancien officier en rupture de ban qui lance un appel à la désobéissance à l’armée. Ils se sont don fait hara-kiri et méritent pleinement leur sort. Lorsqu’on a rompu les amarres parce qu’on a été impliqué dans un dossier d’atteinte à la sécurité de l’Etat, on ne doit pas revenir à la charge pour lancer des idioties sur les médias. Certes, nous savons tous qu’au Togo, la stratégie de la victimisation paie toujours, mais ceux qui veulent devenir célèbres en versant systématiquement dans la provocation pour se faire arrêter, doivent s’attendre à l’effet boomerang et subir les rigueurs de la loi. Olivier AMAH et Abass KABOUA n’ont eu que ce qu’ils veulent. Ils sont à plaindre parce qu’ils sont des nostalgiques d’un passé à jamais révolu. Le Togo ne sera plus jamais celui des fils à papa qui faisaient la pluie et le beau temps en toute impunité. Derrière les barreaux, ils auront le temps de méditer sur leur témérité et leur dérive caractérisée.


Rodrigue

Combat du Peuple N°753 du 03 au 07 juin 2013

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