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Abdel Moustapha

Découvrez l'inforamtion cachée, le fruit d'une longue investigation. Abdel Moustatpha vous livre sans tabou ce que les médias traditionnels vous cachent

La SST sur les pas du CST

Publié le 13 Juin 2013 par @Abdel-L'investigateur

La SST sur les pas du CST

Tout le monde s’accorde à dire que les revendications des agents de la fonction publiques sont légitimes. Aujourd’hui, le gouvernement s’est vu obligé de discuter avec la synergie. Mais la STT, faut-il le reconnaître, par sa fausse stratégie est en train de fragiliser la lutte. Ce qui amène d’aucuns à dire que cette dernière est sur les pas du CST.

Améliorer les conditions de vie des agents de la fonction publique par le doublement de la valeur indiciaire annuelle, l’adoption de la grille salariale redressée sur le SMIG avec ajout de 10 points à l’indice d’avancement des agents publics de la catégorie B. Telles sont les grands points qui font actuellement objet de discussion entre la Synergie des Travailleurs du TOGO (STT) et le gouvernement. Lors de la dernière rencontre entre les deux parties, les autorités ont fait savoir que les négociations avec la Synergie ont abouti à un accord partiel qui porte essentiellement sur quatre points de la plateforme.

             En Effet, il est à souligner que cette action de la synergie quoiqu’on dise est légitime et défend la bonne cause. Puisqu’il est inconcevable que les fonctionnaires togolais travaillent dans des conditions inacceptables. Cependant, il faut également reconnaître que la STT en fait trop et verse dans des travers. La dernière fois, malgré l’imminence des examens, la Synergie a maintenu son mot d’ordre de grève. Heureusement que cela n’a pas eu grand effet puisque le gouvernement avait pris ses dispositions pour que les examens du Probatoire se déroulent dans une totale sérénité. Il est à maintes reprises constaté qu’au moment où les responsables de la STT sont même en discussion avec le gouvernement, ils maintiennent toujours leur grève, ce qui est contraire aux textes régissant le mouvement syndical.

« Alors que les négociations sont toujours en cours, la STT a décidé de lever la suspension du mot d’ordre de grève qui avait été observé pendant cette période, sortant de la logique et des normes qui régissent les négociations syndicales. Certes, les textes reconnaissent le droit de grève aux agents publics. Mais, ce droit doit s’exercer dans le cadre des dispositions législatives en la matière et dans la mesure compatible, avec la continuité du service public. Les textes législatifs en question notamment le code du travail complété par un décret de 1991 (décret N° 91-167 du 31 mai 1991), précisent les modalités pratiques d’exercice du droit de grève » a déploré le gouvernement.

On ne peu continuer à évoluer dans l’amateurisme et dans l’aveuglement. Aujourd’hui, la réalité de tous les jours dans notre pays a fait que plusieurs croient dure que seuls le radicalisme pur, le bras de fer et le désordre permettent d’obtenir gain de cause de ses revendications. Nous ne devons pas ignorer qu’on ne peut pas construire un Etat de droit dans cette condition où règnent le désordre et l’anarchie.

Ce sont des erreurs fatales aux revendications de la STT. Finalement, le mouvement semble fragilisé. La dernière grève lors des examens du probatoire en dit long. Il nous souvient que le CST (Collectif Sauvons le Togo) avait adopté la même stratégie dans ses revendications. Mais au finish, ses pressions et actions régressent et n’ont plus la même mobilisation des 12 et 13 juin 2012. De mémoire de tous, le Collectif « Sauvons le Togo » avait mobilisé une foule monstre le 12 juin 2012 pour revendiquer la prise en compte de sa plateforme. La mobilisation a été grande au point que même le Chef de la délégation de l’Union Européenne n’a pas pu dissimuler sa stupéfaction. Cependant, la CST n’a pas été en mesure de mettre à profit cette mobilisation et a foulé au pied la main tendue du gouvernement. La marrée humaine a « leurré» les leaders du collectif qui ont cru bon de persister dans leur logique de la rue. C’est ainsi qu’ils ont profité de l’occasion pour demander le départ de Faure Gnassingbé, alors que ce n’était pas le but premier qui sous-tendait la manifestation. Les leaders de la coalition Arc-en-ciel ont joué au sage en rectifiant le tir à l’époque. Mais c’était trop tard. Depuis lors, le CST a perdu de ce charisme qui consiste à mobiliser une grande foule dans les rues. Le reste ressemble à de l’improvisation.

A analyser les actions de la Synergie aujourd’hui, point n’est besoin de dire qu’elle est sur les pas du CST et risque de fragiliser elle-même sa position. Par ailleurs, des informations font état d'une part de ce qu’une crise de confiance serait née actuellement entre les responsables de la STT et leur base et d'autres part de l'envie de certains leaders syndicaux de rallier leur mouvement aux partis politiques d'où certains propos fortement colorés lors de certaines assemblées générales.

A entendre certains agents, ils se disent prêt à observer la grève à tout moment même si leurs responsables sont en discussion avec le gouvernement et quoiqu'il arrive le moment est arrivé pour que Faure quitte le fauteuil présidentiel. Des faits compromettants qui risquent de compromettre la lutte et d’engendrer d’autres problèmes au sein de la synergie même. On peut lutter pour la bonne cause. Mais si les travers et les velléités politiques prennent le dessus dans les démarches, on risque de chambouler ce qu’on s’est construit. Qui dit mieux ?

Germain AYIVI

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