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Abdel Moustapha

Découvrez l'inforamtion cachée, le fruit d'une longue investigation. Abdel Moustatpha vous livre sans tabou ce que les médias traditionnels vous cachent

La vérité de Me Yawovi AGBOYIBO qui ne doit pas fâcher

Publié le 10 Avril 2014 par @Abdel-L'investigateur dans Politique

Ancien premier Ministre après la signature de l’Accord Politique Global (APG) en Aout 2006, le président d’honneur du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), Me Yawovi AGBOYIBO fait de rares sorties pour s’exprimer sur des questions politiques et quand il le fait, c’est pour s’illustrer par sa liberté de ton aussi pour éclairer la lanterne de l’opinion et de certains leaders qui se singularisent de par leur refus d’accepter la critique.

Cette logique de la pensée unique que certains tentent d’imposer aux autres leaders est surannée. Malheureusement ceux-ci croient détenir le monopole de la vérité et cela fait des ravages mais on s’obstine à l’adopter comme méthode de combat politique. Ils optent de lâcher la proie pour l’ombre. L’interview de Me AGBOYIBO est courte mais d’une grande porté pédagogique.

Droit au désaccord

L’ancien premier ministre qui avait à son époque conduit avec maestria la feuille de route qui lui était assignée suite à la signature de l’APG a marqué de sa personne la vraie sortie de la crise politique née des évènements du 05 février 2005. L’intolérance, le lynchage, le mensonge qui sont malheureusement le mode opératoire politique de certains partis politique de l’opposition, vient de ce refus par des leaders de reconnaître cette règle élémentaire du « droit au désaccord ». Contraindre des leaders à avaler sans discernement est contraire à la liberté d’opinion et de pensée.

Au Togo, oser être en désaccord avec certains principes que des leaders veulent ériger en loi qu’ils n’hésiteront pas à lâcher à vos trousses leurs chiens malfaisants. Vous payerez le prix fort. On s’évertuera à vous noircir comme la suie. Cette façon de faire, de refuser la contradiction a poussé me AGBOYIBO à faire cet amer constat : « A écouter certains tous se passe comme si l’allié politique est davantage l’adversaire à abattre ». Qui peut mieux ressortir cette situation que le président d’honneur du CAR ? Personne. Il a subi la méchante rigueur de ses alliés. Ils l’ont diabolisé, ils ont dit tout ce qui pouvait freiner la fulgurante ascension que lui et son parti le CAR connaissait. Marquer son désaccord est un crime pour ceux qui se disent des démocrates, c’est tout simplement dommage. Pour Me Yawovi AGBOYIBO, le droit au désaccord a une portée extrêmement importante. « Déjà au sein des entités extrapolitiques, tel un ménage, une entreprise ou une association, la vie est impossible si les partenaires ne sont pas en mesure de supporter les divergence de point de vue. A plus forte raison, on ne conçoit pas d’entités politiques qui puissent s’inscrire dans la durée sans garantir le droit au désaccord à leur membres ». Si les échecs essuyés par l’opposition venaient de là ? Dans la folle, lancée de certains leaders, ils réprouvent la critique constructive, ils pensent détenir l’absolue vérité et quiconque émettrait des objections sera les leaders qu’il faut trainer dans la boue, qu’il faut charcuter à coup de délations et de mensonges. Les esprits ont évolué dans certains milieux. Les lignes ont bougé et ce que des leaders dénonçaient hier comme crime imprescriptible quand on veut jouer aux opposants purs et durs, ils l’ont expérimenté sans modération sans pour autant que leurs alliés ne le vouent aux gémonies. Si cette autopsie peut amener une certaines opposition à revoir son mode de fonctionnement, leur rapport avec leurs alliés, un nouveau départ pourra s’amorcer dans les rangs de l’opposition et les acquis se feront de taille surtout en cette année charnière avant les grands mouvements d’ensemble du premier trimestre de l’an prochain

Ben Tchak

Le Courrier du 07 avril 2014

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Après plus de 20 ans l'opposition togolaise toujours à la case départ. Gilchrit et Fabre portent de lourdes responsabilités

Publié le 7 Avril 2014 par @Abdel-L'investigateur dans Politique

Si l'opposition togolaise peine depuis vingt ans sur le chemin de la conquête du pouvoir, c'est son problème. Elle est la cause de son propre malheur et n’en déplaise à leurs militants chevronnés. La vérité est ce qu’elle est c'est-à-dire dure à supporter.

Ces opposants togolais timbrés pleurnichent aujourd'hui en demandant des réformes. Les « stupides » qui suivent ces délinquants ne demandent pas pourquoi le Togo en est arrivé là.

Comment est ce que nous nous sommes pris pour se retrouver avec une constitution dépouillés des dispositions essentielles obtenues avec de hautes luttes ?

C’est une question incontournable que nous devons nous poser afin de mieux appréhender le chemin de l’avenir.
Tout est parti du fait que l'opposant togolais ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

Il est du genre de l'idiot qui regarde le bout du doigt alors qu'on lui montre la lune. Cette nature regrettable de l'opposant togolais fait qu'il se sent chaque fois roulé dans la farine par le parti au pouvoir plus rusé. L’opposant togolais signe souvent des accords avec le pouvoir sans en connaître les contours précis ni les sous-entendus, ni même les conséquences collatérales. Il pose des actes les yeux rivés sur l’immédiat sans en calculer les conséquences lointaines.
En boycottant en effet le scrutin législatif de 2000, l'opposition togolaise n’a jamais imaginé qu'elle donnait une occasion en or au parti au pouvoir de revoir en toute quiétude notre Constitution. Une faute lourde commise par l'opposition. Aujourd’hui pour avancer, il va falloir qu’ reconnaisse cette faute devant les militants « inconscients et innocents » qui les suivent et leur demander pardon et non les solliciter indéfiniment.

Comme s’ils ne tirait jamais leçons des erreurs du passé, ces opposants diriger par Jean Pierre Fabre ont refusé de travailler au sein du CPDC rénové arguant que c'était encore un dialogue de plus pour rien mieux ils ont estimé que c’était un piège tendu du pouvoir. Alors quand les autres se tiraient et discuter autour des sujets importants pour le pays, au sein du CPDC rénové, Jean-Pierre Fabre et Ajavon Zeus conduisaient leurs « moutons » pour aller s’abreuver des propos puériles et vulgaire d’Abass KABOUA à la plage l’eau salée avec le rêve de voir les vagues de la plage venir balayer le locataire de la Marina. Échec lamentable! Le peuple togolais visiblement plus mûr que ces idiots ne les a pas suivis dans leur dérive. Et plus que jamais le pouvoir UNIR est solidement installé et s’apprête pour un nouveau mandat de cinq ans.

En 2013, redoutant une fois encore les dangers du boycott, les opposants togolais ont décidé de prendre part aux élections de juillet 2013. Malgré les appels à l’union ils y sont allés en rang dispersé sachant très bien qu'il fallait unir leurs forces pour gagner le scrutin ou du moins limiter l’ampleur de la victoire UNIR. Ils se sont contentés de demander aux togolais de voter massivement pour eux afin de leur permettre d'opérer les réformes une fois majoritaires à l'assemblée. Le peuple togolais qui n'a pas du tout apprécié leurs enfantillages a plutôt voté en faveur du parti UNIR. A la fin du scrutin législatif, problème ! Ceux qui visaient la majorité à l’Assemblée se retrouvent avec 19 sièges. Nombre de siège insuffisants minoritaires pour avoir la majorité nécessaire afin de prendre des décisions contraignante face au régime UNIR.
Vaincus, humiliés par le peuple togolais, ces mêmes opposants qui ne voulaient pas d'un dialogue reviennent en 2014 soit seulement deux après le refus de dialoguer pour quémander le dialogue afin de débattre des réformes. Le jeune président de la République s’étant finalement avisé de l’inconstance et de l’immaturité de ses adversaires a choisi de réaffirmer les institutions de la Républiques dans leur rôle. Ainsi l’Assemblée Nationale comme partout ailleurs doit recevoir les débats importants touchant à la vie de la Nation. C’est dans ce cadre que seront débattues toutes les questions touchant aux réformes.

Mais les mêmes qui promettaient aux togolais d'opérer les réformes à l'Assemblée nationale redoutent maintenant cette Assemblée nationale. Et comme le ridicule ne tue pas, ils vont tour à tour en France et à Bruxelles pour plaider leur cause comme si leurs interlocuteurs ne savaient pas tout de leur idiotie, de leur volteface et de leur position très souvent ambigüe. En France comme partout ailleurs, aucun démocrate ne fera le choix d’éviter le parlement pour des sujets sensibles comme ceux liés à la constitution et aux institutions du pays. C’est dire que ces divers voyages sont d’avance des échecs.
Et plus encore, le badaud de Fabre qui avait déclaré il y a peu de temps à Paris qu'il ne comptait plus sur la communauté internationale et qu'il compte sur la pression de la rue, s’apprête à retourner en France pour demander l'appui des autorités françaises dans sa lutte idiote. Là aussi, il y a problème. On insulte un jour la communauté internationale et un autre on lui fait la cour. Mais actuellement le moment n’est pas favorable pour nos opposants. Le Parti Socialiste qui vient de recevoir une raclée suite aux municipale a d’autres chats à fouetter que d’écouter les inepties des togolais. Plusieurs fois d’ailleurs le Cabinet de Hollande a répondu à des courriers de l’ANC en leur indiquant que c’est à travers les élections et le parlement que leurs revendications trouveront des réponses.

Et même si le PS n’était dans de mauvais draps, c’est peine perdue, car Hollande ne lâchera jamais Faure GNASSINGBE qui est un allié sûr en Afrique de l'Ouest dans la guerre contre la montée de l’islamisme en Afrique en général et dans les situations au Mali et en Côte d'Ivoire en particulier.
Les USA ne laisseront jamais tomber Faure GNASSINGBE car c'est un allié sûr dans les questions de sécurité maritime dans le golfe de Guinée. Les américains et les français savent que les opposants togolais ne sont pas en bon terme avec l'armée togolaise. Or les questions de sécurité sont trop importantes aux yeux de l'Occident qui n’envisage pas dans ses caculs une instabilité de notre pays, piliers pour les autres pays de l’ hinterland. Conséquence, le moment est inapproprié pour laisser partir Faure GNASSINGBE très soutenu par l’armée.
Les opposants togolais n'ont aucune notion de la gestion du pouvoir et de la géopolitique. Ils savent seulement qu'il faut prendre le pouvoir, mais ils ne savent rein de sa gestion, de ses interconnections avec l’extérieur. Tristes opposants quand même.
En définitive le vent n'est pas favorable pour l’opposition togolaise. Et dans le jeu politique actuel c’est Faure GNASSINGBE qui est le moindre mal sur tous les plans. Il faut que notre opposition fasse un travaille assez sérieux pour séduire l’opinion nationale et internationale, il ne s’agit pas de marcher et d’aller faire des théatres et se faire applaudir, mais il faut faire un vrai travail d’intellectuel, prouver au monde que le parti est assez mûr et prêt à prendre la destinée de tout un pays qui ne vit point en autarcie.

Pour l’instant avec ou sans cette opposition, le Togo avancera.

Parole d'un Citoyen

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La démocratie sélective au Togo. Fais ce que je te dis. Ne fais pas ce que je fais

Publié le 7 Avril 2014 par @Abdel-L'investigateur dans Politique

Isabelle AMEGANVI, la passionaria de l’ANC dans ses diarrhées verbales sur Kanal FM.

Décidément, nous observons que nos frères de l’ANC soufflent le chaud ou le froid au gré de leurs intérêts. Tous nos lecteurs ont eu à constater que nous avons dénoncé, dans nos colonnes, la lettre que l’ANC a adressée à la HAAC sous la signature de Me Isabelle AMEGANVI pour souhaiter implicitement la fermeture de Radio KANAL FM à l’instar de X Solaire et Légende FM, leurs porte-voix. Pour illustrer la contradiction dans laquelle ce parti négationniste incorrigible baigne, Me Isabelle AMEGANVI, le vendredi 04 avril 2014, dans une rediffusion de l’émission « Miwènégon » animée par Da Dédé et dont elle a été l’invitée pendant une heure, montre son véritable visage en se livrant, en mina à une diarrhée verbale indigeste.

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Au cours de cette émission qui date du 25 mars, le jour même de l’envoi de sa lettre à la HAAC, elle a copieusement invectivé contre M. Agbeyome KODJO au motif que ce dernier pense que l’Assemblée Nationale est le cadre le mieux indiqué pour faire les réformes institutionnelles et constitutionnelles. Que Me Isabelle AMEGANVI qui s’insurge contre l’émission « le club de la presse » s’en donne à cœur joie sur l’antenne de cette même radio incriminée pour fustiger ceux qui sont censés ne pas être d’accord avec leur vision, dépasse l’entendement. Car, on ne peut pas vouloir une chose et son contraire à la fois. Mais, nous sommes au Togo, sur le terrain politique où il se passe des choses incohérentes et politiquement incorrectes parce que le jeu politique est piégé. Oui le jeu politique est piégé parce qu’on a opté pour la démocratie sélective. On refuse aux autres ce que l’on fait soi-même. Les propos tenus par cette pasionaria sont parfois d’une absurdité déroutante et d’une violence incontrôlée. En politique, il n’est pas permis de tout dire n’importe où et n’importe comment.

Autre chose, lorsqu’on se donne la liberté de s’exprimer sur les médias et de dire librement toutes sortes d’incongruités, il faut, au moins accepter la réciprocité de la part de ces adversaires ou alliés. Il ne faut pas jouer au besacier. Le débat politique, pour être salutaire, doit être contradictoire. Ce n’est pas parce que Fabre a fait le choix d’un cadre outre que l’Assemblée nationale pour discuter des réformes institutionnelles et constitutionnelles son cheval de bataille que tout le monde doit s’aligner derrière lui. Le rôle d’un leader, c’est surtout et avant tout de convaincre ses partenaires de les rallier à sa cause et de faire preuve de flexibilité. Ce qui se passe aujourd’hui n’a rien de nouveau. Nous avons toujours vécu un tel scénario au Togo. Au temps de l’UFC originelle avec le tandem Gilchrist/Fabre, toute idée émise par l’UFC doit être comprise comme une vérité d’Evangile. Tous ceux qui s’avisent de penser autre chose sont jetés en pâture c’est –à-dire à la vindicte populaire et considérées irrémédiablement comme des traitres. C’est triste parce qu’on ne peut pas prétendre combattre la dictature et promouvoir en même temps la pensée unique qui est l’essence même de la dictature.

Ce faux débat au sujet du cadre du dialogue, c’est l’arbre qui cache la forêt. En politique, il ne faut jamais abandonner la proie pour l’ombre. Nous avons déjà écrit dans nos colonnes que pour consolider la démocratie, il faut renforcer les institutions de la République. C’est un passage obligé et ceux qui font fi de cette réalité, se leurrent.
Fabre, malheureusement, est un héritier politique inintelligent, outrageusement ambitieux et aveugle. Il passe son temps à simuler des tempêtes dans des verres d’eau comme si cela pouvait impressionner ceux qui sont au pouvoir. Il est temps pour qu’il comprenne que le Togo a perdu assez de temps à cause de ses louvoiements et qu’il faut aller à l’essentiel. Pour notre part, nous pensons que le cadre de discussion n’est que l’arbre qui cache la fôret. Les véritables raisons de la réticence de l’ANC se trouvent ailleurs. Le jour viendra bientôt où les faits une fois encore, une fois de plus, nous donneront raison.

Rodrigue.

Combat du Peuple N°787

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Altercation entre Abass KABOUA et Fulbert ATTISSO au Congrès de l’ADDI : Un incident de trop qui pose les derniers clous sur le cercueil de l’union de l’opposition.

Publié le 4 Avril 2014 par @Abdel-L'investigateur dans Politique

Altercation entre Abass KABOUA et Fulbert ATTISSO au Congrès de l’ADDI :  Un incident de trop qui pose les derniers clous sur le cercueil de l’union de l’opposition.

Dans les pays africain qui aspirent à la démocratie, la méthode utilisée par les oppositions pour venir à bout des systèmes en place dans les situations où le mode de scrutin est à un seul tour était la candidature unique de l’opposition qui est le résultat d’une union de ces oppositions.

Mais au Togo où l’opposition lutte depuis près de 25 ans sans pouvoir terrasser le pouvoir en place parce que minée par des querelles internes, la guerre de leadership et l’égoïsme, ce souhait des militants et sympathisants s’amenuise chaque jour que Dieu fait et l’altercation entre Abass KABOUA et Fulbert ATTISSO vient encore plomber les efforts de cette l’union.

Le Congrès de l’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI) tenu samedi dernier au temple Christ Rédempteur de Lomé a connu la présence de plusieurs leaders de l’opposition togolaise au devant desquels on peut citer le Président de l’ANC, Jean-Pierre FABRE, le Président du CAR Me DODJI Apévon, et les autres responsables du Collectif Sauvons le Togo (CST) et de la Coalition Arc-en-Ciel.

On notait également la présence très remarquée de Fulbert ATTISSO, le Président de « l’Appel des Patriotes ».

Pour le commun des togolais, ce tableau que nous venons de présenter était suffisant pour que ceux qui rêvent de l’union de l’opposition commencent par saliver à grosses goutte comme pour dire, l’espoir est permis.

Malheureusement, derrière ce cliché qui n’est que la partie émergée de l’iceberg, les dissensions et les incompréhensions qui ne sont rien d’autres que les domaines dans lesquels l’opposition togolaise excelle le mieux ont fait surface.

En effet, Abbas KABOUA, qu’on ne présente plus aux togolais compte tenu du fait qu’il est à la tête d’un parti politique le Mouvement des Républicains Centriste (MRC) membre du Collectif Sauvons le Togo et vu qu’il a été incarcéré dans l’affaire des incendies des marchés de Kara et de Lomé avant d’être relâché, et Fulbert ATTISSO un autre politicien se présentant comme journaliste-écrivain président de « l’Appel des Patriotes », un mouvement qui dit se battre pour amener l’opposition à une union afin de désigner un candidat unique pour offrir les chances d’alternance politique à notre pays, ont offert un spectacle désolant et déshonorant à la face des togolais ce samedi au cours du congrès de l’ADDI.

Que s’est-il passé exactement ?

Fulbert ATTISSO qui visiblement cherchait à rencontrer Abass KABOUA au sujet d’une des déclarations dans lesquelles ce dernier insinuait que le Président de l’Appel des Patriotes aurait reçu une somme d’argent estimée à 22 millions pour mener les activités de son mouvement ne pouvait pas rater l’occasion que lui offrait le congrès de l’ADDI pour en « découdre » avec le Premier responsable du MRC.

Monsieur Abass KABOUA connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche n’a pas nié les propos à lui attribués mais est allé loin en rappelant à son vis-à-vis qu’il se présente partout comme étant journaliste et qu’en vendant un journal, le bénéfice que Fulbert peut en tirer ne peut aucunement lui permettre de mener cette entreprise qui selon le Président du MRC nécessite des dépenses faramineuses. Ce qui n’a pas été du gout de l’ancien président du Mouvement Citoyen pour l’Alternance (MCA) qui à son tour a accusé Kaboua Abass d’être un « faux opposant » et qu’il détiendrait des informations compromettantes sur celui qui se fait passer aujourd’hui comme le plus radical des opposants au régime en place originaire du Nord du pays. Ces déclarations ont suffit pour envenimer l’atmosphère déjà électrique entre les deux hommes. L’intervention des autres leaders de l’opposition pour calmer les ardeurs des deux pugilistes a permis à la tension de baisser d’un cran mais les velléités se sont poursuivies dans le meeting hebdomadaire du CST où Abass Kaboua a exhumé cet incident pourtant considéré comme clos.

Aujourd’hui, même si l’incident ne concerne que le président du MRC et le Président de l’Appel des Patriotes, il risque d’étendre ses tentacules au CST dans son ensemble si on sait très bien que le Collectif Sauvons le Togo brille par son absence aux différentes rencontres initiés par l’appel des patriotes dans la perspectives de l’Union de l’Opposition avec à la clé la candidature unique. Ce qui peut actuellement donner du grain à moudre au CST et le réconforter dans sa position, c’est la déclaration de Fulbert Attisso selon laquelle « le CST n’est pas indispensable pour l’union de l’opposition ».

Le cas les plus récents des invectives entre les partis de l’opposition remontent aux élections législatives de juillet 2013 où des partis d’opposition se sont jetés des peaux de bananes. Hier encore, c’est le Président de OBUTS et son parti membre fondateur du CST qui étaient sérieusement laminés par leurs amis de lutte, ce qui a occasionné le départ d’OBUTS de ce regroupement. Aujourd’hui, c’est le fossé qui vient d’être creusé entre « l’Appel des Patriotes » et le Collectif Sauvons le Togo après cet incident de samedi dernier.

A la lumière de ce qui précède, et si des efforts de cohésion ne son pas entamés, ce dernier incident grave sera les derniers clous sur le cercueil de l’union de l’opposition dont la messe de requiem risque d’être dite avant la présidentielle de 2015

Eveil de la Nation

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Maintenant qu’ils ont la besace pleine, ils peuvent aller danser pour se faire applaudir par le peuple. Quelle moquerie !

Publié le 2 Avril 2014 par @Abdel-L'investigateur dans Politique

Les guignols dansent après avoir empoché des millions sur le dos des militants

Les guignols dansent après avoir empoché des millions sur le dos des militants

Après les mallettes de billets, la danse KAMOU. 

Voilà des guignols qui illustrent très bien tout le mal qu’on a toujours pensé d’eux. Ici, c’est sur le terrain de Totsi le samedi dernier. Devant un regroupement de citoyens togolais abandonnés à leur propre sort, Abass Kaboua et Codjo Délava font une très belle démonstration d'une danse du terroir kabyè.

Mais ce que tout le monde ignore, c’est le motif de cette danse.

Si Abass danse pour exprimer la joie qui l’anime après avoir extorqué des millions aux codétenus de Kpatcha Gnassingbé avec la complicité de Zeus Ajavon et de Olivier Amah, Codjo Délava, lui, fait cette démonstration en se rappelant du sac de billets de banque que son mentor leur a ramené après sa rencontre avec Faure Gnassingbé.

Pendant ce temps, les naïfs sont en train de les admirer en les applaudissant sans comprendre grand-chose à leur enthousiasme. C’est ainsi que nos chers opposants instrumentalisent nos frères et sœurs.

Remontons simplement au début des marches de protestation lancées par Jean-Pierre Fabre à l’endroit de ses militants pour revendiquer sa prétendue victoire de 2010.

A quel point ont-ils été abusés, nos frères et sœurs, depuis que Fabre les a mis dans la rue, pour aboutir à quel résultat ?

Combien n’ont-ils pas été à être jetés dans la rue pour revendiquer la réhabilitation des députés ANC révoqués de l’Assemblée nationale et de combien de militants Jean-Pierre Fabre et son club d’amis se sont-ils rappelés lorsque la bagatelle de cinq cents millions de francs leur a été versée en guise de dédommagement ? Comme si cela ne suffisait pas, ils ont trouvé mieux de monter les enchères pour embarquer de plus bel les naïves populations du Togo dans une nouvelle aventure qui se soldera certainement elle aussi par le décaissement des mallettes de billets de banque.

Mais là, la mayonnaise semble ne pas prendre. D’où le déploiement de nouveaux procédés avec l’entrée en scène de nouveaux amuseurs de galerie.

Après avoir vendu très moins cher notre longue lutte commune à Faure Gnassingbé pour lui permettre de sceller son règne à vie sur le Togo, voilà ce que les traîtres de la République reviennent nous servir pour mieux nous divertir et nous permettre d’oublier nos soucis quotidiens.

C’est tout simplement dégueulasse que ceux qu’on croyait porteurs d’espoir acceptent de tourner le bouton de la déception jusqu’à l’extrême en faisant royalement fi des souffrances que leurs actes peuvent attirer sur le peuple.

Maintenant qu’ils ont la besace pleine, ils peuvent aller danser pour se faire applaudir par le peuple. Quelle moquerie !

Drôles de guignols, vous croyez bien instrumentaliser le peuple pour assouvir votre cupidité mais rassurez-vous : vous n’échapperez pas à la malédiction du ciel et de Dieu le Tout-Puissant.

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Fabre se constitue un butin de guerre

Publié le 31 Mars 2014 par @Abdel-L'investigateur dans Politique

Butin de guerre de Fabre

Butin de guerre de Fabre

Dans la perspective de la présidentielle de 2015 , Fabre se constitue un butin de guerre

Le président de l’ANC tient au titre de chef de file de l’opposition pas pour la forme.

En effet, en bon initié, Jean-Pierre Fabre sait que ce titre constitue en lui la clef qui donne accès à la salle au trésor. Ca paie gros ce titre puisqu’il permet non seulement de parler au nom de toute l’opposition et de se faire une légitimité mais aussi et surtout se faire beaucoup de millions.

Le « Job » est lucratif qu’on est prêt à tout pour l’avoir. D’ailleurs, si au lendemain de la déroute électorale au lieu d’avoir le cœur étreint par la douleur par cet échec, on s’est réjoui à un certain niveau, c’est justement en rapport au lait et au miel qui couleront du titre de chef de file qu’on convoite.

On ne se décrète pas chef de file d’une opposition, c’est la conjugaison de plusieurs facteurs qui rend possible cela. D’abord et surtout le peuple fait roi et qui a droit que les comptes lui soient faits. On rase les palais de présidence pour des prétendues tournées d’explication et on revient au bercail lourdement chargé de billets de banque mais on ne daigne pas faire le point de cette tournée de quête, on se limite au formel. Aussi la diaspora constitue elle aussi une belle vache laitière bonne à être traie. Les sans papiers qui ne souhaiteraient pas voir les choses normales se passer dans leur pays, cotisent pour aider leur dieu à maintenir la flamme de la contestation en état d’éveil. De la manière dont on crie, condamne, menace et vilipende, dépendra la consistance de la quête. De par ces critiques, Fabre et ses amis sont des gens bien repus financièrement. Tout se passe bien et mieux pour eux. Certains jaloux des acquis du leader estiment que si l’homme tempère ses ardeurs et ne se singularise plus par sa fougue à tout casser c’est parce que la formule de « mange et boucle là » a été expérimenté sur lui.

Ainsi, dit-on Obasandjo, Ouatara, Campaoré se sont mêlés à la dynamique pour river le caquet à Fabre.

C’est du « Bitos » pur et dur. Sans vergogne, on se sert du pauvre peuple pour se la couler douce et le grotesque dans toute cette mise en scène, c’est de mimer, de jouer à fond le rôle de diversion alors qu’on se pourlèche avec un plaisir vicieux les bambines de se servir à fond du peuple pour légitimer la forfaiture.

Quand est-ce que le peuple sortira de sa torpeur, de son état d’anesthésie poussée de sa conscience pour réclamer des comptes ? En tout cas, grand sera son étonnement tant les dégâts faits à son dos ont la taille du Kilimandjaro.

L’alternance qu’on miroite pour légitimer son combat est de la poudre aux yeux. On préfère être dans le rôle actuel porteur de plus de délices car ailleurs, on ne serait pas en mesure de se soustraire de l’exercice des comptes. TMH n°349 du 28 mars 2014

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Nicolas LAWSON, Président du PRR revient sur son agression : "L’immense majorité des Togolais découvrent leurs vrais visages"

Publié le 18 Mars 2014 par @Abdel-L'investigateur dans Politique

Le jeudi 13 mars dernier, le Président du parti du renouveau et de la Rédemption (PRR), Nicolas LAWSON, à sa sortie des locaux de la radio Kanal FM, après avoir participé à une émission, a été victime d’une agression de la pafrt des individus sulfureix de l’époque précambrienne, nains d’esprits qui lui reprochaient d’avoir critiqué vertement leur leader. C'est-à-dire, à en croire ces même individus, Jean Pierre Fabre ; et aussi lui reprochent-ils d’avoir parlé au nom du peuple togolais. Une manière d’exposer leur animosité et leur animalité à l’gard d’un autre leader politique qui ne partage pas la même vision de leur soit disant leader. Le Président du PRR, Nicolas LAWSON n’a eu sa vie sauve que grâce à la vigilance et à la détermination des journalistes de la Radio KANAL FM de même que des Forces de sécurité et de l’ordre. Quelques instant après l’incident, nous avons approché M.LAWSON pour avoir sa version des faits. Dans cette interview, il est revenu sur ce qui s’est passé dans l’après-midi de ce jeudi 13 mars 2014. Lisez plutôt …

Propos recueilli par AYI ATAYI

Vous avez échappé de justesse à une agression physique ce jeudi après une émission sur la radio KANAL FM. Dites-nous Président ce qui s’est réellement passé ?

Hébergeur d'image

Nicolas LAWSON : En effet, après une émission de la radio Kanal FM à laquelle j’avais participé le jeudi 13 mars dernier, j’avais été encerclé devant l’immeuble abritant la radio par une horde d’individus, manifestement organisés et envoyés pour m’insulter et m’agresser. On lisait dans leurs regards de la haine et ils affichaient des attitudes de provocation.

Qui sont-ils, ceux qui ont voulu vous agresser ?

Le groupe était constitué uniquement de jeunes individus de sexe masculin, qui étaient venus à motos et dont le but était de m’intimider , de m’insulter et de m’agresser..

Qu’est-ce qu’ils vous reprochent ?

Je leur avais demandé quel était leur problème ? Ils avaient commencé à vociférer des insultes et cancanaient que je n’avais pas le droits d’insulter leur leader ni de parler au nom du peuple. J’avais alors compris qu’ils étaient envoyés et donc inutile d’avoir un dialogue avec eux. En vociférant des menaces de morts contre moi et en exprimant leur volonté de brûler la radio, il est évident qu’ils sont un risque pour les valeurs démocratiques et ne sont les suppôts des sycophantes déguisés en démocrates et se présentant comme de vrais opposants. Bien que je sache que toute grande cause pour triompher exige de grands sacrifices, cette animalité n’est pas supportable.

Les journalistes vous invitent souvent au cours de leurs différentes émissions quand le besoin se fait sentir pour discuter de l’actualité sociopolitique du pays. Est-ce la première fois que cette mésaventure vous arrive ?

Oui, c’est la première fois que cela m’arrive à la sortie d’une émission de façon aussi brutale. Précédemment, la même engeance menaçait des journalistes qui me recevaient et me toisaient ou m’insultaient. Mon silence a dû les enhardir. Leurs semblables, très hystériques, m’avaient déjà agressé au grand marché de Lomé pour avoir critiqué leur Chef de file. Le silence est un mépris pas une faiblesse. Mais nous n’avons pas le droit de garder le silence sur les agissements de ces lycaons qui chassent en meute tout journaliste ou homme politique qui n’est pas de leur genre. Ces hommes se cachent lâchement derrière leurs chiens de garde pour calomnier tous les autres leaders et les livrer à la vindicte populaire. Mais quand on les critique, ils prétendent qu’on les insulte. Qu’ils lisent la Bible et ils sauront ce qu’ils sont. Je n’insulte personne : « vitam Impendero Vero » : Consacrer sa Vie à la Vérité.

Ce qui s’est passé, est-il du au hasard ou une préméditation ?

Non ! Ce n’est pas du hasard. Comme on n’avait pas le droit de critiquer l’opposant historique, ils croient qu’on peut lui substituer un chef de file de l’opposition qu’on n’a pas le droit de critiquer non plus. C’est la Bible qui parle de vanité des vanités. Ils doivent savoir que sans discernement et sans humilité, on est plus nuisible qu’utile. Nous ne laisserons pas passer cette tyrannie de la bêtise humaine.

Après cette tentative d’agression échouée sur votre personne, avez-vous reçu d’autres menaces par la suite ?

Quand j’étais accompagné par les forces de la gendarmerie, et de la police Nationale pour quitter les lieux, trois enragés à motos nous avaient suivis en dégobillant leur hostilité, des menaces de mort et des fadaises de toutes sortes. Nous avons leurs photos et nous prenons des dispositions appropriées. Je saisi cette occasion pour remercier les forces de sécurité de la gendarmerie et de la police nationales pour l’accomplissement de leur mission républicaine.

Face à cet acte que d’aucuns qualifient « acte médiéval », quel regard portez-vous sur l’avenir du pays et surtout sur la vie des politiciens de notre pays si certains citoyens deviennent des fossoyeurs de liberté d’expression et d’opinion et s’attaquent aux leaders politiques ?

Voyez-vous, ceux qui se présentent depuis 1990 comme vrais opposants n’ont pas encore compris que les conséquences funestes de leur sectarisme, leur aveuglement et leur esprit d’exclusion, sont le refus entêté de l’alternance par les conservateurs, les morts inutiles, le déchirement du tissu social, la sinistrose ambiante quant à l’avenir de notre pays, etc. Par la grâce de Dieu, la réalité les rattrape. L’immense majorité des Togolais découvrent leurs vrais visages fascinants. Depuis 1990, ils travaillent à avilir tous ceux qui ne sont pas avec eux et à étouffer la liberté d’opinion puis maintenant la liberté de presse. Puisque l’histoire porte témoignage de la vaillance que la liberté met dans le cœur de ceux qui la défendent, j’ai un grand espoir dans l’avènement du renouveau démocratique et économique au Togo. Désormais, les hommes compétents et les patriotes doivent entrer en politique cars les médiocres et les calomniateurs ont été rattrapés par l’histoire. Ma volonté créatrice est de tailler une pierre d’espérance dans la montagne de d’espoir ambiant. Merci que Dieu nous protège et nous inspire.

FORUM de la SEMAINE DU LUNDI 17 MARS 2014
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Les hooligans chiens de garde dans l’arène politique.Radio KANAL FM cible de l’ANC

Publié le 18 Mars 2014 par @Abdel-L'investigateur dans Politique

Depuis quelques temps, les responsables du parti politique ANC ne décolère pas contre Radio KANAL FM. C’est ainsi que cette radio est devenue pour eux la cible privilégiée, toute désignée à abattre. Cette propension gravissime fait partie d’une stratégie qui ne se dément pas au fil des évènements.

Le crime de KANAL FM, c’est d’ouvrir ses antennes aux débats contradictoires permettant aux citoyens de divers courants politiques de s’exprimer librement et de critiquer les actes posés par les hommes politiques toutes tendances confondues sans exception, contrairement à ce qui se faisait sur la Radio Légende acquise à la cause de l’ANC et du CST.

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L’une des émissions que les responsables de l’ANC visent et veulent édulcorer, c’est le club de la presse, une émission au cours de laquelle les journalistes ou des personnes ressources commentent les articles publiés dans les journaux de la place chaque jour. L’offensive destinée à bâillonner Radio KANAL FM a été lancée par M LAWSON BANKU Patrick, Premier Vice-président de l’ANC et Député à l’Assemblée Nationale.

En effet, par lettre en date du 04 mars 2014 ayant pour objet, mise au point, et adressé au Directeur de KANAL FM, cet irresponsable illimité politique s’est livré à des attaques en règle assorties de menaces ignorant royalement ce qu’on appelle dans notre jargon le parallélisme des formes. Tous les griefs qu’il a soulevés sont tirés par les cheveux et préfigurent de la suite. Dans cette lettre dans laquelle M. Patrick LAWSON a raconté sa vie allant jusqu’à souligner, avec une fierté à peine déguisée, que sa mère est la fille de feu Augustino de Souza et son père roi, comme pour montrer à l’opinion qu’il n’est pas n’importe qui mais un prince. M. LAWSON, en déblatérant ainsi, a perdu le sens des réalités. 

Comme pour corser leur stratégie d’intimidation, M. Éric DUPUY, chargé de la communication à l’ANC, monte au créneau pour débattre sur les antennes de KANAL FM le 07 mars 2014. Ce jour-là, ce politicien de bas étage, trop imbu de lui-même, tance vertement la presse allant jusqu’à déterrer un code de déontologie de son pays, la France, datant de mathusalem pour donner des leçons de professionnalisme aux journalistes togolais. Nous avons mis l’accent sur « son pays la France » parce que le Togo a aussi un code de déontologie plus récent et élaboré librement par les journalistes togolais eux-mêmes. Puisque M. DUPUY, au fond de lui-même, ne se considère pas comme un togolais à part entière, il a préféré le code français pour montrer aux journalistes togolais leur insuffisance. Quelle bourde monumentale ? Pire, ce qu’il a fait de plus dégueulasse, c’est que après avoir pris tout son temps pour invectiver contre les journalistes allant jusqu’à lire pendant des minutes son fameux code de déontologie à l’antenne, M. DUPUY a quitté honteusement l’émission en gambadant comme un lapin, pour éviter les répliques des journalistes décidés à laver de ses souillures avec l’éponge métalliques et de l’eau chaude bien savonnée.

Quand un responsable chargé de la communication d’un parti comme l’ANC, fuit un débat contradictoire et se débine après avoir tenu des propos incendiaires comparables à une diarrhée verbale, c’est le comble. Nous sommes fondés de dire, face à ce constat, que la démocratie est en péril au Togo si rien n’est fait pour ramener les responsables de l’ANC à une meilleure pratique démocratique. Ne dit-on pas souvent, jamais deux sans trois ? Le jeudi 13 mars 2014, M. Nicolas LAWSON, le Président du Parti du Renouveau pour la Rédemption a passé un mauvais quart d’heure en sortant d’une émission qu’il a animée sur KANAL FM. Pendant que l’émission se déroulait, les hooligans chiens de garde de l’ANC se sont mis en ordre de bataille attendant patiemment que M. LAWSON sorte du studio pour lui régler son compte. Comme des Sioux, ils se sont disséminés aux alentours du bâtiment et dès qu’ils ont vu M. LAWSON apparaître, ils l’ont apostrophé pour lui demander : « pourquoi vous parlez au nom du peuple togolais ». Heureusement que leur cible n’était pas seule. M. LAWSON était entouré des agents de sécurité de la radio. Et quand ils se sont aperçus qu’ils ne peuvent pas mettre à exécution leur sombre dessein qui est de violenter, ils ont commencé à lui lancer des injures et à menacer de casser la radio à la prochaine occasion et de régler leur compte à tout invité qui parlera mal de l’ANC. Il avait fallu finalement que la Gendarmerie soit appelée à la rescousse. Et c’est les éléments des forces de sécurité qui ont escorté M. LAWSON jusqu’à son domicile.

Cette démonstration violente de force au siège d’une radio à cause de l’intervention d’un homme politique plusieurs fois candidat à l’élection présidentielle, viole les articles 99 et 100 du code de la presse qui stipulent : « Art.99 : constitue un délit d’entrave à la liberté de la presse et de la communication, tout fait ou action de nature à empêcher le journaliste d’exercer librement son activité ». Est puni d’une amende de cinq cent mille (500 000) à un million (1.000. 000) de francs CFA, quiconque se rend coupable des faits et actions de cette nature. En cas de récidive, le double de la peine prévu à l’alinéa 2 du présent article peut être prononcé ». « Art.100 : Lorsque l’entrave à la liberté de la presse et de la communication est exercée avec violence sur le journaliste le technicien de la communication ou contre l’entreprise de presse, les dispositions du code pénal relatives aux violences volontaires, destructions et dégradations sont applicables ». Fin de citation.

Il faut préciser que nous avons mené nos investigations et nous sommes parvenus à la conclusion que la plupart des hooligans de l’ANC sont venus directement « du temple » de Hanoukopé. Tout récemment nous avons interpellé les Ministre de la sécurité et de l’Administration territoriale pour leur demander de raser ce « temple » qui, en réalité, est un bidonville qui héberge des drogués et des délinquants les plus dangereux de Lomé. Ce « temple » est situé à quelques mètres du siège de Kanal FM. Un individu qui jouait le rôle de meneur commandait le groupe pour commettre leur forfait. Dès lors, on comprend que cette initiative n’est pas spontanée mais commanditée. Voilà pour les faits. Les leçons à tirer sont claires.

Cette succession de faits ne relève pas d’une coïncidence et exclut le hasard. L’ANC a pris pour cible la Radio KANAL FM. Et tout porte à croire qu’ils veulent en découdre. Et ce n’est pas la première fois, dans les annales politiques de notre pays, que les responsables politiques de l’ANC, anciennement responsables de l’UFC usent de méthodes violentes envers les journalistes qui n’épousent pas leur point de vue. Nous avons déjà écrit dans nos colonnes que ces politiciens avec, à leur tête M. FABRE ne tolèrent ni la contradiction ni contrariété ni même la simple critique. Lorsque des hooligans conditionnés pour détruire descendent dans l’arène politique pour régler des comptes et prennent pour cible les médias, c’est qu’il y a péril en la demeure.

Nous savons tous que FABRE n’est pas un démocrate. Au contraire, c’est un véritable tyran en herbe. C’est pour cela qu’il n’a aucune chance d’accéder un jour au pouvoir. Il est inconcevable que l’on se serve comme arme politique des jeunes asociaux qui exercent la violence et le vandalisme pour terroriser les journalistes et les adversaires politiques. C’est un comportement inique qu’il faut dénoncer et combattre. Nous avons des preuves que cette dérive est le propre de FABRE et ses partisans aveugles qui ne reculent devant rien pour atteindre leur finalité criminelle. En outre, il faut insister sur un point essentiel : M Patrick LAWSON n’a pas le droit d’adresser une lettre de cette nature à une radio ouverte aux débats contradictoires. Il lui appartient de demander à être reçu à l’antenne pour démentir ou commenter les allégations qu’il conteste.

Dans aucun pays, aucune radio ne peut passer son temps à rediffuser une mise au point comme un leitmotiv. C’est tout simplement ubuesque. Il aurait peut-être raison en envoyant une mise au point à une presse écrite. Et même dans ce cas, la publication de la mise au point se fera une seule fois. Nous savons que M. Patrick LAWSON est souvent sous l’emprise de l’alcool. C’est un secret de polichinelle. Il n’a qu’à prendre à l’avenir, ses précautions pour éviter d’écrire des balivernes à la presse. Ce qu’il a écrit n’est pas digne d’un homme politique opposant qui nourrit l’ambition d’exercer un jour le pouvoir. Face à cette menace inadmissible de l’ANC, nous appelons à la solidarité agissante de tous les confères. Personne ne doit s’imaginer qu’il sera épargné le jour où il choisira de critiquer le parti des hooligans, l’ANC.

Nous prenons à témoins l’opinion publique pour condamner ces actes barbares d’un autre temps. Le problème politique au Togo, la quête de la démocratie est un travail de longue haleine et de constante vigilance. La presse est l’un des trois piliers de la démocratie. Chercher à la bâillonner ou à l’instrumentaliser n’est plus possible dans un pays où la dépénalisation a été consacrée depuis 10 ans. Même au temps fort de la dictature, le RPT n’a jamais envoyé une lettre aussi lacunaire à un journal ou à une radio. Nous espérons qu’il ne nous sera plus demandé de revenir à la charge sur ce regrettable couac.

Rodrigue

Le COMBAT du PEUPLE N°784 du 17 mars au 21 mars 2014

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Les déclarations du député DJIMONGOU qui mettent l’ANC en ébullition. Patrick LAWSON, Éric DUPUY, « Rira bien qui rira le dernier »

Publié le 13 Mars 2014 par @Abdel-L'investigateur dans Politique

 

Lorsqu’il avait été révélé par certains confrères qu’un projet d’attaque des journalistes serait en cours de préparation, personne n’avait voulu croire et les gens à tort voyaient du côté du pouvoir en place. Aujourd’hui, ce qui se passe avec la radio KANAL FM, vient peut-être éclairer plus l’opinion et nous amène à plusieurs interrogations.

Serions-nous en plein pied dans la phase d’exécution de ce sinistre projet ?

A chacun d’y réfléchir. En effet, le mercredi dernier, la radio KANAL FM recevait une correspondance de Patrick LAWSON qui n’était rien d’autre qu’une réaction suite au passage de son collègue DJIMONGOU de l’Union des Forces de Changement (UFC) sur les antennes de la même radio.

La veille, l’honorable DJIMONGOU avait fait des déclarations à l’encontre de Patrick LAWSON et celui-ci a estimé que ces déclarations étaient une atteinte à son honneur. Selon les informations, le député DJIMONGOU a laissé entendre que l’honorable Patrick se serait fait payer une voiture par l’ex député Kpatcha GNASSINGBE actuellement incarcéré à la prison civile de Lomé dans l’affaire d’atteinte à la sureté de l’Etat. Des déclarations que Patrick LAWSON réfute dans sa correspondance adressée à KANAL FM. Aussi, dans cette correspondance, le député Patrick LAWSON choisit-il de mettre en garde la radio en des termes qui s’apparentent plutôt à des menaces. Quelques jours plus tard, c’est au tour du chargé à la communication de l’ANC Éric DUPUY de monter au créneau. Dans un élan aussi maladroit qu’indigne, il croit pouvoir donner des leçons de morale sur l’éthique et la déontologie en matière de journalisme, en allant piocher une loi française relative à la liberté de la presse sur le net et là brandir. On parle du Togo, M. Éric DUPUY aurait pu être intelligent en utilisant les textes togolais qui étaient bien à sa portée. Non seulement, il ne l’a pas fait mais aussi, il a mal interprété ce qu’il considère être la déontologie et l’éthique en matière de presse.

Lorsque les gens estiment être diffamés, la plus simple des démarches à faire c’est de solliciter la même antenne pour répondre. Ou carrément porter plainte pour diffamation contre celui ou celle qui a diffamé. En l’état actuel des choses, l’honorable Patrick LAWSON aurait pu porter plainte contre le député DJIMONGOU s’il estime que son honneur a été bafoué. Ou bien, lorsqu’Éric DUPUY s’est transporté à la radio KANAL FM après, il aurait pu être plus convainquant en apportant un démenti avec la preuve aux déclarations de DJIMONGOU, que de s’attaquer aux journalistes. Comme en journalisme, en politique il y a aussi de l’éthique et de la déontologie. Combien de fois les responsables de l’ANC ont-ils appliqué ces règles ? Au contraire, c’est une des radios privées de la place qui servait de créneau pour Éric DUPUY et ses patrons pour dénigrer les institutions de l’Etat. Un adage ivoirien dit que lorsque tu regardes le derrière de ton ami, sache qu’il y a quelqu’un qui regarde aussi ton derrière. Les responsables de l’Alliance Nationale pour le Changement en l’occurrence Patrick LAWSON et Éric DUPUY devraient le savoir. Il a suffi que le Député de l’Union des Forces du Changement (UFC), le parti auquel ils ont appartenu, fasse des déclarations qu’on voit autant d’agitations. « Ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse » dit-on souvent. Que de s’en prendre à la radio et à ses responsables qui jusqu’à preuve de contraire n’ont pas failli, on aimerait voir l’Honorable Patrick LAWSON laver l’affront en assignant son collègue DJIMONGOU en justice afin de lui demander d’apporter la preuve de ce qu’il avance.

Le Messager N°387 du 12/03/2014

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Offre de dialogue de |’ANC : Que cache cette volte-face de Jean-Pierre

Publié le 27 Février 2014 par @Abdel-L'investigateur dans Politique

Offre de dialogue de |’ANC : Que cache cette volte-face de Jean-Pierre

Il y a quelques jours, le leader de l’ANC (Alliance Nationale pour le Changement) Jean-Pierre Fabre, a déclaré avoir écrit au Chef de l’Etat Faure Gnassingbé pour réclamer l’ouverture d’un dialogue politique, autour des réformes constitutionnelles et institutionnelles. Cette offre tranche clairement avec la posture jusque-là adoptée par l’ex-lieutenant de Gilchrist Olympio, caractérisée par le tout refus et un pari inconsidéré’ sur la rue. Quelle lecture faire de cette volteface et pourquoi maintenant.

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En début d’année, la presse avait cru voir arriver «le Fabre nouveau», surtout dans le discours. Habitué aux invectives, aux déclarations à l’emporte-pièce et peu rassurantes, le leader de l’ANC a, dans son adresse aux Togolais et à la diaspora à l’occasion des vœux de fin d’année, changé de contenu et de ton. L’homme a appelé à la réconciliation et convié à l’unité. Commençant ainsi à se départir de l’image d’une personnalité peu rassembleuse qui lui colle à la peau.

Depuis, ce fameux discours est suivi par un autre choix politique, nouveau celui-là également : ment : aller à la rencontre des Togolais de l’intérieur du pays. Jusque-là cramponné à Lomé et à ses banlieues, quoique fournissant à son parti l’essentiel de ses militants et électeurs, mon- sieur Fabre était accusé de considérer que le Togo se limitait à la capitale et de faire preuve de mépris pour le pays pro- fond qui, mauvais calcul pour lui, faisait les élections. Cela fait plusieurs jours maintenant que le parti orange sillonne les hameaux de différentes régions ; l’agenda officiel annonçant une tournée couvrant toute l’étendue du territoire et s’étalant sur l’année. L’offre de dialogue adressée au Président de la République est le dernier des actes majeurs posés par le principal parti de l’opposition. Tout cela n’est évidemment pas fortuit ; l’élection présidentielle arrivant à pas de géant.

Il s’agit tout simplement pour l’ex-secrétaire général de l’UFC (Union des Forces de Changement) de se positionner dans les faits, après l’avoir acquis juridiquement par les urnes, comme le leader de l’opposition et de faire taire ceux qui lui reprochent de délaisser le terrain pour « l’air de la plage de Lomé. Pour un double intérêt. D’abord, il s’érige ainsi en interlocuteur direct et principal de Faure Gnassingbé, s’élevant au rang d’une personnalité pouvant s’adresser sans intermédiaire à celui qui dirige le pays, pour justement échanger des questions le concernant. C’est dans un costume de véritable alter ego du président qu’il se met. Ce qui lui permet d’éliminer les adversaires de l’opposition dans la course à la candidature unique et de s’imposer comme le « candidat naturel », celui qui parle avec le Président de la République » ; faisant ainsi clore le long débat sur la définition du profil du candidat unique. C’est donc un message destiné aussi bien au pouvoir qu’à l’opposition (surtout).

Ensuite, faire mentir l’idée généralement ad- mise que l’ANC est un parti fermé au dialogue après les hasardeuses positions prises collectivement au sein du CST (Collectif Sauvons le Togo) sur l’appel à la désobéissance civile ou encore « le seul dialogue auquel nous participerons sera celui pour discuter des conditions de départ de Faure Gnassingbé. » Cette époque semble aujourd’hui très lointaine et ce genre de posture proprement embarrassante pour lui. En appelant au dialogue, monsieur Fabre et les siens veulent aujourd’hui renverser les choses : prouver le cas échéant que c’est le pou- voir qui refuse les discussions et la main tendue et prendre de court leurs pairs de l’opposition dite modérée qui font des négociations leur principal argument politique.

DISCOURS ET

IMAGES BROUILLES.

L’on est bien obligé de reconnaître que tactiquement, c’est très bien joué de la part de Jean-Pierre Fabre et de ses amis, à un an de l’élection présidentielle. Une nouvelle image, toute en rondeur, policée, qui tienne compte des reproches jusque-là faites et par-dessus-tout, celle d’un demandeur de dialogue, est nécessairement un véritable capital dans la lutte présidentielle à venir.

Sauf qu’entre-temps, le naturel du président de l’ANC a refait surface lors d’un meeting où il s’est fait menaçant, déniant au mépris des dispositions actuelles de la Constitution, au Chef de l’Etat le droit de se représenter en 2015, surfant ainsi dans la pure démagogie. Pire, il a promis au Togo des jours à la centrafricaine et à la soudanaise, en cas de candidature de Faure Gnassingbé. Cette sortie qui a choqué, y compris dans son propre camp et qui a justifié le déplacement d’une délégation de ses militants à son domicile pour la lui reprocher, démontre que monsieur Fabre n’est pas encore tout à fait à l’aise dans son nouvel habit qu’il se donne d’homme d’Etat, consensuel, disponible à parler avec ses adversaires et à éviter les discours enflammés.

Par ailleurs, l’affaire des 240 millions perçus dans la quasi clandestinité par les 9 députés exclus du Parlement et dont il fait partie, est arrivée malheureusement au moment où se développait la nouvelle posture de l’ANC ; embrouillant son message ou le rendant en tout cas difficilement audible. D’autant plus que la question de la sincérité du nouveau positionnement se pose, alors même qu’après s’être engagé sans qu’on ne lui ait rien demandé, à ne toucher qu’ 1 (UN) symbolique au titre de réparation dans cette affaire, monsieur Fabre a à ce jour gardé les 32 millions qui lui ont été versés par le Trésor public. A ces deux évènements, il faut également ajouter la publication d’une série de documents par l’UFC, qui entament davantage le crédit des responsables de l’ANC parce que révélant leur radicalisme comme de façade.

De fait, les cadres de l’ANC font le dos rond en espérant que la tempête médiatique sur ces questions s’apaise prochainement. Mais leur nouvelle posture ne pourra être validée que si elle s’inscrit dans la durée. Or connaissant leur leader, la probabilité qu’il se tienne à carreau, loin des déclarations condamnables pendant encore un an, est mince. « Cela nous arrangerait beaucoup s’il pouvait ne pas parler pendant tout ce temps » résume un de ses proches. Elle ne le sera également que dans une dynamique de rapprochement, quelle qu’en soit la forme avec la coalition Arc-En-Ciel.

QUE FERA LE GOUVERNEMENT ?

Au sein du pouvoir, on moque la conversion subite de Jean-Pierre Fabre aux vertus du dialogue. Et on rappelle opportunément ses prises de position antérieures contre toute idée de dialogue. Sans être fermé et tout en rappelant que l’action du Président de la République s’est toujours inscrite dans une démarche de dialogue permanent et inclusif, on précise tout de même du côté du gouvernement que l’Assemblée nationale, où siège par ailleurs le leader de l’ANC, est le cadre démocratique par excellence pour discuter des enjeux politiques du pays. Ce qu’approuve Nicolas Lawson, le président du PRR (Parti de la Rédemption et du Renouveau) qui invite les partis présents au Parlement d’y mener les débats sur les réformes à effectuer. Il a indiqué également que des propositions pertinentes avaient été élaborées par le CPDC (Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation) boycotté par l’ANC et qui pourront être déposées sur le bureau de l’Assemblée nationale en vue d’une discussion. Plus généralement, il est peu probable que l’appel de monsieur Fabre soit suivi d’effet de la part du gouvernement. En effet, une réponse favorable à sa lettre serait un coup de pouce politique en sa faveur de la part du pouvoir. Cela le conforterait dans sa posture actuelle et validerait l’idée que c’est lui qui, non seulement imprime le rythme de la vie politique mais en détermine également le contenu. Un véritable cadeau que ne lui ferait certainement pas les dirigeants du pays ; d’autant plus que la coalition Arc- En-Ciel, par la voix du président du CAR (Comité d’Action pour le Renouveau), Me Dodji Apévon, a regretté la stratégie solitaire du leader de l’ANC, qui aurait dû, selon lui, associer les autres composantes de l’opposition à son offre de dialogue.

On voit bien que le chemin vers la présidentielle de 2015 est encore long et que d’ici là, la vie politique togolaise risque d’être animée.

Focus Infos N°0105 | du 26 Fev au 12 Mars 2014

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