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Abdel Moustapha

Découvrez l'inforamtion cachée, le fruit d'une longue investigation. Abdel Moustatpha vous livre sans tabou ce que les médias traditionnels vous cachent

Réclamation d’une enquête internationale dans l’affaire des incendies, mémoire courte ou retour à la raison ?

Publié le 31 Janvier 2013 par @Abdel-L'investigateur

Le CST lance un SOS à la communauté internationale

L’homme peut oublier un acte posé, mais l’histoire n’oublie pas qu’elle doit rattraper l’homme qui a posé un acte. Suite aux interpellations relatives aux incendies survenus dans notre pays, le collectif sauvons le Togo (CST) se dit déçu par la gestion des investigations menées par le pouvoir en place. Par conséquent, il sollicite de la communauté internationale, une enquête internationale indépendante qu’elle-même va soutenir financièrement et techniquement. Du coup selon un observateur, ce collectif a affiché son vrai statut : celui d’un amuseur de la galerie. Bref les « Sauveurs du Togo » ne se retournent il pas vers ce qu’ils ont vomi ?

Devant les interpellations relatives aux incendies, le collectif « sauvons le Togo » se dit insatisfait et en voit une chasse aux leaders de l’opposition. Ne sachant plus à quel sein se vouer, ce mouvement de parti politique et d’organisation de la société civile dénoncent les investigations initiées par le pouvoir pour retrouver les auteurs de ces crimes.

En échange, le CST lance un appel de détresse à la Communauté internationale a commandité une enquête internationale indépendante. « il est plus qu’indispensable que la communauté internationale sorte de sa réserve pour soutenir la demande d’une enquête d’internationale indépendante formulée par le CST », lance le cst dans la déclaration liminaire de sa conférence de presse du 28 janvier dernier.

Et notez bien, cette enquête doit être soutenu techniquement et financièrement par la même communauté internationale. « le Collectif « Sauvons le Togo » demande solennellement à la communauté internationale de soutenir techniquement et financièrement ladite enquête internationale indépendante », poursuit la déclaration. Rappelons que c’est une communauté internationale composée, selon le collectif qui se veut « sauveur » du Togo, des Nations Unies, de l’Union Européenne, des Etats Unis d’Amérique, de la France et de l’Afrique du Sud.

Selon un analyste, cette attitude des « sauveurs » du Togo est une badinerie, vu que, il y a seulement moins d’une semaine, à la faveur d’une sortie médiatique, le CST tirait à boulet presque rouge sur cette même communauté internationale.

En effet, selon cet analyste, le CST est dans ses droits de ne pas avoir confiance aux autorités togolaises. Seulement que lui-même (CST) doit être apte à mettre du sien, en assistant techniquement et économiquement les investigations ; ceci pour rendre « indépendante » l’enquête comme il le souhaite. Bref, pour ce dernier le CST voudrait clairement dire aux togolais qu’il n’est pas là que pour critiquer et battre les pavés ; c’est comme cela qu’il entend sauver le Togo. Mais agir convenablement, il n’y est pas.

Pour un autre observateur de la scène politique de notre pays, le collectif dirigé par Zeus Ajavon, semble avoir une mémoire courte. En Effet, celui-ci se demande si la communauté internationale à laquelle le CST lance le SOS a connu une métamorphose. Ou encore, si cette communauté internationale est devenue crédible aux yeux du CST et ses démembrements. Il nous souvient qu’en septembre 2012, cette communauté internationale, conduite par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) a initié une conférence sur le thème « les enjeux démocratiques et la consolidation de la paix ». Cette rencontre de haut niveau ouverte aux partis politique de notre pays a été boudée par certaines formations politiques, surtout celle appartenant au CST. Raison évoquée par le mouvement coordonné par Zeus Ajavon, pas de confiance en ces partenaires qui ont toujours soutenu le pouvoir dans ces sales besognes. Par ailleurs, cette communauté internationale, a mal fait selon le collectif « Sauvons le Togo », d’initier une telle rencontre au lieu d’amener les autorités togolaises à passer aux réformes constitutionnelles et institutionnelles. Une attitude qui sous entend un manque d’égard aux partenaires économiques et financiers du Togo (la communauté internationale). « le chien aboie la caravane passe », dit-on. Malgré ce boycott des « sauveurs du togo », la rencontre a eu lieu avec ceux qui ont répondu favorablement.

Septembre 2012-Janvier 2013 quatre mois après cette scène le CST fait semblant ou a presque oublié le camouflet qu’il a infligé au décisionnaire de ce monde en général et du Togo en particulier. Plus récent encore, c’est un extrait du discours de Patrick SPIRILET (Chef de la Délégation de l’UE au Togo) lors des vœux au Chef de l’Etat, discours dans lequel que tout va bien au Togo, qui a été pris à partie par cette opposition contestataire.

En dehors de ces deux évènements, il faut noter d’autres occasions au cours desquelles les « sauveurs du Togo » ont vilipendé ces décisionnaires. Le commissaire européen Louis Michel et l’ex ambassadrice des USA au Togo, Patricia HAWKINS, pour ne citer que ces deux personnalités là. De quels noms n’ont il pas été traités par les responsables et membres du Collectif Sauvons le Togo !

Au fait, en ramenant la balle un peu à terre, nous osons comprendre, la méfiance de Zeus Ajavon et les siens envers le pouvoir. ils se diraient entre eux que c’est parce que c’est le pouvoir qui assiste techniquement et financièrement les enquêtes, il a la latitude de façonner les résultats à sa manière. Alors, si la communauté internationales, elle autre s’y investi, comment trouveront-ils les résultats ? La même appréciation attend ces décideurs. Car, il convient de ne pas oublier que les mêmes causes ont toujours produits les mêmes effets. Il nous souvient qu’en 2005, c’est les mêmes personnes qui n’ont pas cru en la commission d’enquête présidée par Me Joseph Koffigoh, sur les violences post électorales de 2005. Ils ont par conséquent sollicité une enquête internationale indépendante de la communauté internationale. Mais, hélas ! les résultats de la dite investigation n’ont pas non plus reçu l’assentiment de certains opposants togolais.

De toutes les façons, loin de nous toute idée d’encourager ces drames. Jusqu’au dernier souffle de vie, il faut les condamner. D’ailleurs, il faudrait être un extra terrestre pour ne pas le faire. Mais cela ne dispense pas d’analyser les faits qui en découlent. Toutes nos félicitations à ces compatriotes qui se sont engagés pour le salut du pays. Mais seulement que cet engagement s’accompagne d’une sérénité. Par ailleurs, si le CST dit ne pas compter sur les pouvoir en place, ni la communauté internationale, il est clair qu’il soutiendra techniquement et financièrement lui-même les investigations, afin qu’elles soient véritablement indépendantes.

François AGNIGBANKEDE

 

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