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Abdel Moustapha

Découvrez l'inforamtion cachée, le fruit d'une longue investigation. Abdel Moustatpha vous livre sans tabou ce que les médias traditionnels vous cachent

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Olivier Amah et Narcisse Azanleko: des victimes de torture ou des escrocs en fuite ?

Publié le 14 Octobre 2014 par @Abdel-L'investigateur dans asvitto, Politique

Olivier Amah et Narcisse Azanleko: des victimes de torture ou des escrocs en fuite ?

Tout le monde se rappelle encore du flou qui a été entretenu autour d’une plainte contre Olivier Amah en septembre dernier. Les esprits moins avisés avaient vu en cette plainte une persécution. Mais comme nous le faisions remarquer très tôt, Olivier Amah ne faisait l’objet d’aucune menace de mort, d’aucune persécution politique encore moins juridique.

Depuis quelques jours, le mystère commence peu à peu à s’éclaircir et l’écheveau se démonte de lui-même grâce à de nouvelles informations en notre possession. Selon ces dernières, Narcisse Azanleko, conseiller de l’ Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO), vient de prendre lui aussi la clé des champs suite à une plainte qu’a déposée contre lui une partenaire d’affaires.

En effet, Narcisse AZANLEKO qui se dit commerçant tantôt au grand marché tantôt au Port Autonome de Lomé, est parvenu à soutirer de gros sous (on parle d’une centaine de millions de francs) à une femme, elle-même commerçante au grand marché, en lui miroitant de bons dividendes après investissement dans une nouvelle affaire d’Import et Export.

Aout 2012, Narcisse AZANLEKO fraichement libéré de prison, intègre l’Asvitto et devient le conseiller du président de l’association Olivier Amah. Leurs relations vont au-delà du cadre des activités de l’association.

Narcisse a le flair des affaires, Olivier AMAH se cherche une nouvelle situation après plusieurs mois de galère. Très vite, il accepte l’idée de son conseiller de se mettre ensemble pour monter une affaire dans l’Import-Export.

Mais où trouver l’argent nécessaire à la mise en route de la société ? Avec des comptes vides et ayant un passé pas très clair, les institutions bancaires se méfient du dossier que les deux acolytes soumettent. Narcisse contacte ses connaissances à Lomé et au sein de la diaspora. Il fait même des annonces en ligne, sur des sites spécialisés et sur sa page facebook dans l’espoir d’accrocher un partenaire.

hebergeur d'image Capture d'écran

La chance finit par lui sourire. Par l’intermédiaire d’un ami, il fait la connaissance d’une femme, héritière d’une grande famille de commerçants bien connue à Lomé. Présentant l’ex-officier Olivier AMAH comme associé crédible, Narcisse Azanleko convint la femme à investir dans leur affaire avec un bon retour sur investissement. Les fonds sont décaissés et les affaires sont censées démarrer le plus vite. Narcisse multiplie les voyages à l’extérieur du pays et rassure la partenaire que c’est pour les besoins de leurs affaires.

Des mois passent mais le magasin qui est censé abriter les containers importés d’Asie sont vides. La partenaire prend contact avec Olivier AMAH qui la rassure. Narcisse s’offre une vie de nabab. Il roule dans une belle voiture et se tape une maison à Agoé, dans la banlieue Nord de Lomé. Aux réunions de l’Asvitto, c’est le champagne et les brochettes qui sont aux menus en lieu et place des questions de tortures. Avec son président, Aneho est devenu leur destination tous les week-ends.

Entre temps, un container de riz atterrit dans le magasin. La partenaire se fait présenter la marchandise comme étant l’une des premières livraisons. Elle reprend confiance. Une confiance aveugle puisqu’en fait la cargaison de riz appartient à un importateur burkinabé qui a sollicité le magasin pour stocker sa marchandise en transit pour Ouagadougou. Des mois passèrent sans que le début du remboursement des fonds n’ait été entamé.

Redoutant une escroquerie, la dame contacte son frère avocat qui prend contact immédiatement avec Narcisse Azanleko pour vérifier tous les documents prouvant sa bonne foi et l’effectivité des investissements dans la société import-export. Narcisse Azanleko trouve des arguments pour à chaque fois échapper à l’avocat qui se retourne vers Olivier AMAH. Ce dernier confie n’être qu’un associé de nom et que celui qui détient tout c’est Narcisse.

La dame fait pression et menace. Sur conseil de son frère avocat, elle introduit une plainte devant la chambre commerciale de Lomé. Olivier AMAH, ancien officier de police judiciaire, parvient à desserrer l’étau. Il promet à la dame de tout mettre en œuvre pour qu’elle puisse recouvrer ses fonds de départ.

Des mois passent encore et Narcisse devient introuvable. Une nouvelle plainte est introduite cette fois-ci contre les deux. Olivier AMAH sent la menace venir. La femme l’accuse d’avoir été l’une des cautions à son investissement dans l’affaire portée par Narcisse Azanleko. Il se trouve au centre d’une affaire d’escroquerie. Une mauvaise publicité pour celui qui a pris l’habitude de vouer aux gémonies la gouvernance de Faure Gnassingbé.

Pour échapper à cette humiliation, le moyen est tout trouvé : se servir de son passé d’ancien détenu « politique » pour chercher asile à l’étranger. Les associations de la diaspora très naïves tombent dans le jeu. Olivier AMAH se soustrait à la plainte déposée contre lui sous le fallacieux prétexte que ses droits sont menacés.

La victime presque au bord des larmes met la pression pour que l’autre associé soit interpellé avant que lui aussi ne prenne la fuite.

Vendredi 10 octobre, une nouvelle plainte cette fois-ci venant du deuxième substitut du Procureur de la République est déposée contre Narcisse.

Lundi 13 octobre 2014, jour de sa comparution, personne ne répond. On apprendra dans la même journée qu’il a suivi les traces de son président. Il se dit qu’il se trouve actuellement au Ghana en bonne compagnie avec son président Olivier AMAH. Olivier AMAH et Narcisse Azanleko sont aujourd’hui dans la nature. Ils ont laissé derrière eux une victime, une dame complètement appauvrie.

Voilà comment ces deux messieurs ont abusé de la confiance d’une femme pour lui escroquer des millions. Mais au lieu de répondre de leurs actes, ils font croire aux gens que c’est leur engagement politique qui leur vaut d’être persécutés par le pouvoir en place. Pauvre pouvoir togolais !

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