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Abdel Moustapha

Découvrez l'inforamtion cachée, le fruit d'une longue investigation. Abdel Moustatpha vous livre sans tabou ce que les médias traditionnels vous cachent

Articles avec #elections 2015 catégorie

CAP 2015 : Une alliance de menteurs ? Taffa Tabiou recommande un langage de vérité

Publié le 10 Avril 2015 par @Abdel-L'investigateur dans Politique, Elections 2015, CAP 2015

CAP 2015 : Une alliance  de menteurs ? Taffa Tabiou recommande un langage de vérité

CENI : TABIOU invite les représentants de CAP 2015 à tenir un langage de vérité.
Les dernières séances à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et au Comité de Suivi du processus électoral ont été houleuses. En cause, les divergences sur le mode de transmission des résultats ainsi que la forme du bulletin de vote. Désaccord exprimé dans une correspondance adressée au président de la CENI par les représentants de CAP 2015 et rendue publique hier. Taffa TABIOU vient d’y répondre ; et plutôt sèchement !

Monsieur TABIOU a tenu à rappeler aux intéressés qu’ils avaient bel et bien participé à l’adoption de la forme projetée du bulletin de vote, intervenue à l’assemblée plénière du jeudi 12 mars 2015, comme l’attesteraient les pv de réunion. Et de préciser dans son courrier: « c’est M. ATANTSI Abalo Edem (représentant de CAP 2015, ndlr) qui a été le premier à défendre la disposition actuelle du bulletin de vote(…). C’est le même ATANTSI qui a fait beaucoup d’amendements à ce bulletin en l’occurrence, le remplacement des lettres A, B, C, D, E, F qui figurent actuellement sur le bulletin au lieu des chiffres 1, 2 , 3, 4, 5, 6 initialement prévus pour l’apposition de l’hologramme(…) »

En ce qui concerne la polémique relative à la centralisation des résultats par le système SUCCES, le courrier indique que celui-ci ne remplace pas les dispositions des articles 102 et 103 du code électoral. En effet, aux termes du premier, « tous les membres du bureau de vote doivent recevoir un exemplaire du procès-verbal (PV). L’original du PV des opérations électorales, accompagné des pièces qui doivent y être annexées, est transmis par les soins du président du bureau de vote directement au président de la CELI. Au vu de tous les procès-verbaux des bureaux de vote de la préfecture ou de la commune de Lomé, la CELI effectue le recensement des votes de la préfecture à son siège et en publie les résultats. Il en est dressé procès-verbal dont copie est immédiatement adressée au président de la CENI et au représentant de chaque candidat ou liste de candidats. Dès réception des PV de recensement en provenance des préfectures et de la commune de Lomé, la CENI effectue le recensement général au plan national à son siège ». Quant au second, il dispose qu’ »au terme du recensement général des votes et de la proclamation provisoire des résultats, la CENI adresse, dans un délai de huit (8) jours, un rapport détaillé sur le déroulement des opérations électorales, l’état des résultats acquis et les cas de contestation non réglés. »

En réalité, relève le président de la CENI, « le système SUCCES permet simplement à la CENI d’être informée en temps réel du déroulement des opérations de vote afin de pouvoir présenter après comparaison et validation par ses membres, au fur et à mesure, les résultats partiels des CELI.» « Cependant, comme cela a été dit à nombres de nos assemblées plénières, la proclamation des résultats provisoire se fera sur la base de la compilation des résultats transmis à la CENI par le Président, le Vice-président et le Rapporteur de chaque CELI » a-t-il assuré, précisant au passage que le budget de la mise en place de SUCCES avait été voté à l’unanimité. « Communiquez à vos partis et à l’opinion nationale et internationale les vraies réalités de la CENI » a-t-il lancé aux représentants de CAP 2015.


Source : | Focus Info..

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FRONT TCHOBOE : "Une Start up d’escroquerie montée par des désœuvrés"

Publié le 9 Avril 2015 par @Abdel-L'investigateur dans Politique, SOCIETE, Elections 2015

FRONT TCHOBOE : "Une Start up d’escroquerie montée par des désœuvrés"

En réponse à une tribune publiée sur les réseaux sociaux par Claude AMEGANVI, initiateur du Front TCHOBOE une organisation hétéroclite regroupant des partis politiques et des associations qui ambitionnent d’empêcher la tenue de l’élection présidentielle d’avril 2015, Guy AGNINEFA, coordonnateur de CIBAL-TOGO vient de produire une série de documents. Il y critique la posture politique de son désormais ex-ami, révélant les motivations soutenant la création du Front , qu’il qualifie de "start up d’escroquerie montée par des désœuvrés"


Pour comprendre la guéguerre actuelle entre Claude AMEGANVI d’une part, Guy AGNINEFA et les autres membres de CIBAL-Togo d’autre part, il faut remonter à la naissance du Front TCHOBOE. Le 23 février dernier, trois partis politiques de l’opposition et de deux organisations de la société civile, notamment le Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi ATHADAM, le Mouvement des Républicains Centristes (MRC) de Frédéric Abass KABOUA, le Parti des Travailleurs (PT) de Claude AMEGANVI, l’Action pour la Promotion des Droits de l’Homme et le Développement Social (APDHDS) de Nicodème HABIA, et le Balai Citoyen (CIBAL) de Guy AGNINEFA annonçaient dans un document remis à la presse, avoir constitué un front ayant pour objectif d’empêcher la tenue de l’élection présidentielle.

Sauf que quelques jours après cette annonce, Guy AGNINEFA, l’un des responsables de CIBAL, présenté comme signataire et partie prenante à la création du Front, déclarait dans une interview ne s’être jamais associé à la démarche. Il va rapidement se désolidariser du mouvement, accusant Claude AMEGANVI, membre de CIBAL, d’avoir usurpé sa signature. Pour lui, outre cette « méthode cavalière », c’est sur le fond qu’il est en désaccord avec son camarade. « L’objectif de CIBAL, qui réunit un éventail de personnalités appartenant à différentes formations politiques et dont la position vis-à-vis du scrutin présidentiel est loin d’être monolithique, est de lutter pour le retour à la Constitution de 1992. Souscrire à une autre initiative, dénaturerait notre engagement » avait-il alors expliqué.

CLAUDE SE FÂCHE :

Suite à cette sortie, le président du Parti des Travailleurs, publie une tribune sur les réseaux sociaux. Il s’en prend aux autres membres de CIBAL, annoncés "politiquement identifiables" et décrits comme "une clique au service de forces occultes", "non élus mais cooptés dans CIBAL pour les besoins de la cause". Sont visés Guy AGNINEFA, présenté comme "militant et responsable de la jeunesse de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) ; Justin ANANI "journaliste indépendant proche de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) » ; Elliott Kodjo MABLE "militant de l’ANC et responsable de l’une de ses sections du quartier Djidjolé ;Stephan KUEVIDJEN, "militant de l’ANC et responsable de l’une de ses sections de Kodjoviakopé" ; et Kofi DOHNANI, "militant de la Fédération internationale ANC de Belgique. En somme, monsieur AMEGANVI les accuse de connivence avec le pouvoir pour intoxiquer la population et décrédibiliser le Front TCHOBOE. Il revendique la paternité de la création de CIBAL et soutient que ces derniers n’y sont que par sa seule volonté.

DESOEUVRE :

Dans une série de documents rendus publics par monsieur AGNINEFA destinés à mettre à nu la personnalité de Claude AMEGANVI et sa démarche vénale, celui-ci écrit : "le Front TCHOBOE est l’un de ces mouvements créés aussi bien dans l’opposition qu’au niveau du pouvoir pour escroquer les citoyens togolais de l’extérieur et de l’intérieur. Pour lancer cette startup, il faut un minimum de moyens. Les escrocs politiques promoteurs, des désœuvrés de longue date, n’ayant pas ce minimum, réussissent à entuber localement, des citoyens à la fibre patriotique sensible disposant de ce minimum en relations et en argent. L’un des plus nantis financièrement est généralement nommé trésorier de galère pour mettre tout le monde en confiance pour les avances de fonds qui ne seront pas remboursées pour les besoins pratiques d’organisation ». Il y explique que c’est la même méthode qui a présidé à la naissance, à la veille de l’élection présidentielle de 2010, du Mouvement Citoyen pour l’Alternance ( MCA) de Fulbert ATTISSO, dont il fut un éphémère membre et qui a ensuite connu le destin d’un feu de paille. "A la seule différence que pour le MCA, la création a été précédée d’un pacte de sang chez un prêtre traditionnel, alors que cette fois-ci, c’est sur la tombe de Tavio AMORIN" moque-t-il.

Allant plus loin, il affirme que "le fonds du problème que Claude AMEGANVI n’ose pas avouer , c’est qu’il a abusé des ressources , de la crédibilité et des relations des cinq membres de la coordination pour lancer sa start up politique. Dès que la visibilité virtuelle fût assurée pour distraire la générosité de la diaspora, un appel de fonds a été lancé dont il a organisé l’opacité pour le finalement semer ses camarades et zapper. Une ardoise du lancement par le concert des artistes engagés reste à effacer et les comptes doivent être rendus » accuse-t-il.

Il demande à Claude AMEGANVI de "préalablement décliner son identité politique avant de distribuer des étiquettes politiques aux membres de la coordination CIBAL-Togo" . "Etre membre de telle ou telle parti politique est-il un crime à ses yeux? Ne connaissait-il pas les étiquettes politiques des membres de la coordination avant de les coopter comme il le dit ? En précisant qu’ils n’ont pas été élus, par qui a-t-il été élu lui ? Quand il avait besoin de leurs ressources pour le montage de son escroquerie politique, il avait vite fait d’oublier leurs étiquettes. Les membres de Tchoboé et machins sont avertis", a-t-il poursuivi.

Il rappelle que l’action citoyenne de CIBAL s’articule autour de 3 valeurs refondatrices : la fraternité, la vérité et la justice. "Par fraternité, je demande à Claude AMEGANVI des excuses publiques pour m’avoir mêlé à ses arguties politiciennes , alors même que jusqu’à la présente, dans cette cabale à son entier actif, nous avons usé d’égards et de courtoisie en évitant toute attaque personnelle contre lui. Par devoir de vérité, s’il ne s’y résout pas volontairement et humblement, je serai obligé de le traîner devant les tribunaux pour faux et usage de faux et accusations mensongères" conclue-t-il.
Source : | Focus Info..

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Présidentielles de 2015: Rien d’alarmant dans le fichier électoral, l’opposition opte pour l’intoxication

Publié le 7 Avril 2015 par @Abdel-L'investigateur dans Politique, Elections 2015

Présidentielles de 2015: Rien d’alarmant dans le fichier électoral, l’opposition opte pour l’intoxication

Les experts de l’OIF sont arrivés au terme de leur mission quant au renforcement du fichier électoral togolais. Et à en croire de sources bien introduites, l’équivoque est levée. Le fichier électoral contrairement aux racontars et autres bruits disséminés ci et là par les oiseaux de mauvaise augure de l’opposition, le fichier ne présente pas d’anomalie criarde encore moins criante.

 

Selon un responsable du parti UNIR au pouvoir, qui nous confirme que le parti a déjà signé le projet de rapport "les choses sont désormais remises à leurs places au sujet de cette fameuse histoire du fichier électoral. Rien d'alarmant ni de suggestion de report. Et la publication de ce rapport très attendu va mettre fin à l’intoxication tendant à un éventuel report des élections. Le compteur sera ainsi remis à zéro, les énergies seront orientées vers la campagne électorale et puis le scrutin lui-même".

En vérité, à mesure qu’on s’approche de la date même de la présidentielle fixée pour le 25 avril, les appétits des opposants, surtout radicaux, s’aiguisent. Eux qui avaient juré de faire échouer le processus à défaut de réformes constitutionnelles et institutionnelles, eux qui avaient réclamé d’obtenir le ciel ou la terre avant la tenue de la présidentielle, se retrouvent comme au pied du mur à quelques jours de la date fatidique.

Résultat ? Ces prétendants à la succession de Faure Gnassingbé ne se dessaisissent plus de la moindre occasion qui peut devenir un pain béni. C’est comme cela que la question du fichier électoral a été vite utilisée comme un chou gras par cette opposition, notamment celle regroupée au sein du CAP.

Telle une course de vitesse, ces opposants parcourent d’ores et déjà monts et vallées en forme de pré-campagne électorale et en même temps font leur contre publicité en faisant croire qu’un nouveau report de la présidentielle est acquis grâce aux travaux des experts électoraux de l’OIF. Ceci n’appellerait aucun commentaire n’eut été la démarche biaisée et contre favorable à cette opposition elle-même et la précocité. Le minimum voudrait qu’on attende la publication du rapport des experts avant de se lancer de telle ou telle autre démarche.

Au lieu de réfléchir sérieusement à une stratégie électorale efficace, ils préfèrent s’adonner à l’intoxication creuse et stérile. Tout est question de crédibiliser quelque peu encore leurs actions auprès de l’électorat, mais en se présentant carrément en victime par rapport au problème du fichier électoral.

En fait c’est de la fuite en avant et ils se décrédibilisent. Dans ce sens, une experte électorale ayant longtemps travaillé pour l’Union européenne crève l’abcès en remarquant que : "les opposants en Afrique utilisent souvent cette stratégie pour mettre la pression sur les institutions afin que les institutions craignant qu'on les accuse de parti pris avec le pouvoir essaient de jouer aux équilibristes".

Et c’est là tout le sens de l’agitation actuellement en cours au sein de la classe de l’opposition. Pas plus !

K.y.

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Alerte ! Alerte ! Élection 2015 : Un expert jugé indésirable

Publié le 2 Avril 2015 par @Abdel-L'investigateur dans Politique, Elections 2015

Alerte ! Alerte ! Élection 2015 : Un expert jugé indésirable

Le 19 Mars 2015, le journal électronique L’Express publiait un article mettant à jour un vaste complot qui visait le Congo et le Togo à travers des pseudos organisations de la société civile.
Cette révélation a poussé les représentants en charge de l’aide américaine au Congo à justifier et situer l’opinion sur le type de coopération et l’objectif des financements à l’endroit de ces Organisations.

Chose aussi bizarre, les organisations diplomatiques à Lomé sont restées muettes jusqu’à ce jour alors même qu’elles ont largement financé des prétendues Organisations de la Société Civile dont le rôle reste encore flou dans le processus électoral.
Comme si cela ne suffisait pas et pour mieux asseoir leur planification, des pseudos experts qui sont en réalité des agents d’influence, sont déversés sur le territoire.
La biographie de Jérôme Leyraud, jugé indésirable à Lomé, prouve qu’il n’est pas seulement un expert électoral et qu’au surplus, outrepasse les limites de sa mission.
En effet, en 1991, ledit Jérôme Leyraud sous couvert d’actions humanitaires pour Médecin du Monde, fut enlevé et retenu otage pendant 60 heures à Beyrouth au Liban.
Les conditions de sa libération restent troubles à ce jour et ne sont pas sans poser des questions sur son appartenance à des services extérieurs.

 

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La problématique de la fraude électorale : l'opposition en quête d'une échappatoire

Publié le 31 Mars 2015 par @Abdel-L'investigateur dans Politique, Elections 2015, Opposition

Nous sommes à moins d'un mois de la date fatidique du jour du vote (25 Avril) de l'élection du nouveau Président de la République. Nous savons que cinq candidats sont en lice pour briguer l'unique fauteuil. Mais, en réalité, il n'y a qu'un rival principal. Manifestement, tout a été fait et en principe, on peut normalement parler de veillées d'armes.

Les différents candidats doivent, à l'heure qu'il est, peaufiner leur programme et s'organiser pour battre campagne dans les meilleures conditions possibles pour expliquer aux Togolais ce qu'ils comptent faire pour améliorer leurs conditions de vie, booster la démocratie au Togo et dénoncer les insuffisances et les travers du Président sortant. Mais, attention, pour tenir la corde, il faut se doter de moyens financiers, disposer de ressources humaines et du savoir-faire.

Pour le candidat sortant justement, il ne fait nul doute qu'il présentera le bilan de sa gestion pendant ses dix dernières années. Il va s'appuyer sur ses réalisations qu'il mettra en exergue. Il va de soi qu'il occulte ses échecs. C'est le jeu normal de la démocratie. Et personne ne peut le condamner pour une omission opportune. Face à ces deux camps, il y a le peuple qui décidera, en toute souveraineté, de celui qui est le mieux indiqué pour présider à ses destinées les cinq prochaines années. Ce choix dépendra de plusieurs facteurs. Au sein du peuple, il y a la société civile qui aura son mot à dire. Dans ce cadre, les médias, les syndicats, les ONG et autres associations s'impliqueront et pourront jouer un rôle déterminant dans un sens ou dans l'autre. Paradoxalement, nous assistons à une veillée d'armes autour du fichier électoral. Somme toute, la liste électorale est une affaire des techniciens. Pourquoi ne pas les envoyer au front pour confronter leurs arguments afin de démêler l'écheveau ? Pourquoi s'acharne-t-on pour faire croire que le fichier électoral a été truqué. Exemple, on signale des électeurs décédés sur la liste. C'est bien, mais qu'on nous indique ce que le jour J. ces fantômes feront pour voter? Comment vont-ils le faire ? Par quelle alchimie ? On se focalise sur les doublons alors que d'autres dispositifs sont mis en place pour contrer les fraudeurs. L'encre indélébile par exemple ‘peut empêcher de voter plusieurs fois. Nous ne nions pas qu'il y a des doublons. Il y a la possibilité que des doublons existent. C'est pourquoi on a mis en place un cercle superposé d'obstacles pour donner du fil à retordre aux velléitaires. C'est partout ainsi.

Le dernier bras de fer déclenché par l'ANC en déposant une plainte contre une société belge chargée de la gestion du fichier électoral est plus destiné à abuser de l'opinion internationale qu'à faire autre chose.

L'opposition togolaise fonctionne malheureusement à l'aune des humeurs de l'extérieur. Désunie, mal organisée, l'opposition togolaise continue de chercher la petite bête sur un crâne rasé pour trouver une échappatoire à sa déroute programmée. Le fichier électoral ne doit pas servir d'abcès de fixation. C'est avant tout une question technique. Et les techniciens ne manquement pas au sein de la CENI formée de façon paritaire. En déposant une plainte à l'extérieur contre une société étrangère. FABRE affiche un désaveu vis-à-vis de ses représentants à la CENI. A moins que ce soit une opération politique destinée à anticiper pour servir de justification à la défaite. Dans ce cas, une fois encore, notre opposition amuse la galerie pour les besoins de sa cause pourrie. Depuis de nombreuses années, l'opposition est obsédée par la fraude électorale. Paradoxalement, ils sont toujours au rendez-vous. Pourquoi ne pas jeter l'éponge pour permettre à d'autres de faire leur preuve ? Ou s'agit-il d'un jeu de dupes ? Toute la question se situe là.

Rodrigue

Combat du Peuple N° 832

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Alberto Olympio, le magicien qui ne convainc pas.

Publié le 30 Mars 2015 par @Abdel-L'investigateur dans Politique, Elections 2015

Alberto Olympio, le magicien qui ne convainc pas.

Le mercredi 25 mars dernier, le Docteur Alberto Olympio nous a présenté la recette de son ingénierie électorale. Une recette faite à base de mensonges, de confusion et de filouterie à tous les niveaux.

D’après l’ingénieur en Informatique devenu en l’espace de quelques mois, expert électoral, statisticien et analyste démographe, le fichier électoral togolais est truffé de doublons et de noms de personnes décédées ; ce qui fait de ce fichier un des plus corrompus.

Au pays des aveugles, les borgnes sont rois, mieux des dieux.

Quelle crédibilité accorder à un travail effectué par un individu dans des conditions que personne ne maîtrise, sauf lui seul ? Le parti des togolais est-il devenu un cabinet d’expertise électorale indépendant ? Ainsi Alberto Olympio a-t-il oublié de dire aux togolais qu’il était aussi capable de pénétrer dans nos mairies pour confondre les registres d’état civil au fichier électoral afin de ressortir les listes des personnes décédées ? Alberto Olympio a-t-il tout simplement oublié de nous dire qu’il est un magicien capable de pondre des chiffres impossibles à vérifier ?

Sur quelle réalité vérifiable se reposent ses résultats ?

Alberto Olympio est tout simplement un dieu sur la terre de nos aïeux. Qui dit mieux ? Le seul et unique informaticien que compte le Togo c’est lui. Et par lui et avec lui les togolais découvrent la « vérité », sa vérité à lui, produite directement par des algorithmes et logiciels d’AXXEND.

Depuis quelques jours, les togolais n’ont plus droit au sommeil. L’homme aux salopettes rouges, le togolais américain qui se retrouve aujourd’hui à la queue du peloton politique togolais, n’entend pas laisser les togolais tranquilles avec sa magique découverte.

Lors de cette conférence de presse où on s’attendait à ce qu’un cabinet d’experts en analyse des données biométriques et démographiques nous disent qu’il a été sollicité par le Parti des togolais pour une étude du fichier électoral, c’est le chef de parti en la personne d’Alberto Olympio qui faisait office d’expert en tout ; sans malheureusement convaincre les togolais.

Comment a-t- il eu le fichier électoral et sur quelle base scientifique est-il arrivé à ses conclusions ?

On se rappelle le tapage et la rage d’Alberto Olympio à propos du fichier PDF que la CENI a bien voulu mettre à sa disposition lorsqu’il réclamait un accès à la base de données. A l’époque, Alberto Olympio avait déclaré qu’il n’accepterait pas un fichier PDF car disait-il, le PDF ne permettait pas un travail exhaustif. Il avait organisé plusieurs sit-in devant le siège de l’institution électorale ânonnant qu’il avait le droit comme tout parti politique de s’introduire dans les serveurs de la CENI pour faire son travail de vérification des données issues du recensement. La CENI on s’en souvient, n’avait pas répondu favorablement à la demande du Président du Parti des Togolais.

Pourquoi s’est-il résolu, aujourd’hui à traiter le fichier PDF qu’il avait rejeté au début ? Simple manœuvre démagogique pour camoufler ses soucis financiers ou volonté manifeste de contribuer à jeter du discrédit sur un scrutin auquel il n’aura pas réussi à prendre part malgré tout le tintamarre qu’il a fait ? En tout cas lui seul sait pourquoi subitement l’envie de traiter le PDF l’a saisi et le pourquoi il le fait seul dans son laboratoire.

Egalement, au cours de la conférence de presse, étrangement l’homme d’affaire déchu a affirmé avoir reçu la version électronique de la base de données sur une clé USB par une source anonyme. Etrange procédé d’un leader politique, ex dirigeant de société déjà poursuivi en justice pour faux usage de faux, abus de confiance et escroquerie.

Maintenant la question que les togolais se posent est de savoir entre les deux sources, le fichier PDF et les données frauduleusement acquises, concrètement sur quel base Alberto a effectué son travail ? Les togolais attendent ses explications parce qu’ils n’ont pas oublié la cacophonie et le tintamarre qu’il a organisé autour du format PDF allant même accuser indirectement les autres partis politiques (comme l’ANC et autres) qui l’ont accepté de moutons. On aimerait bien savoir si le Parti des togolais est devenu mouton au point d’accepter finalement le PDF pour se lancer dans son traitement.

Nous sommes sur un terrain juridique et scientifique et on sait que pour qu’une donnée soit admise comme vérité, il faut qu’elle franchisse certains obstacles liés notamment à la neutralité, l’objectivité et à la vérifiabilité.

D’abord le fait que ce soit le parti des togolais qui dit avoir fait son travail sans faire référence à un cabinet indépendant laisse planer quelques doutes sur ses résultats. Ensuite lors de la conférence de presse, Alberto Olympio donne quelques pourcentages sur la démographie togolaise sans aucune références exactes, tantôt la banque mondiale tantôt l’ONU sans nous donner la possibilité d’aller nous aussi vérifier les chiffres qu’il donne. Pour un docteur c’est faire preuve d’une légèreté impardonnable. Pour un informaticien « calibré » comme lui, lorsqu'on invite la presse, il faut avoir tous les éléments en main et étayer ses propos par des éléments accessibles à tous.

Et si on revient sur le fichier sur lequel il a travaillé, pourquoi Alberto Olympio n’a-t-il pas montré des exemples de doublons constatés (avec des numéros précis), et avec toute la pédagogie d’un docteur, expliquer ce qu'on appelle doublon : Est-ce des noms qui s'y retrouvent deux fois, ou des personnes détentrices de deux cartes d'électeurs ? Si c'est l'un comme l'autre, qu'il nous dise en quoi cela peut avantager l'un ou l'autre des candidats. Si un nom se retrouve deux fois sur la liste et que la personne n'a qu'une carte d'électeur, elle ne peut voter qu'une fois. Cette situation peut arriver techniquement. L'autre possibilité c'est une personne avec deux cartes d'électeurs : Elle peut également se produire, à condition que la personne ne soit pas dans un même bureau vote. Et pour que cette personne arrive à utiliser les deux cartes il faut que l'encre ne soit pas indélébile. A moins que la personne remette sa 2ème carte à une autre personne pour voter et même dans ce cas cela ne peut arriver puisqu’il y a dans les bureaux de vote des représentants des partis politiques qui, on pense, ont été suffisamment formés pour ne pas laisser quelqu’un voter avec une carte d’autrui.

Voyez-vous, la question du fichier électoral est une grande préoccupation dans plusieurs pays. Assainir un fichier électoral dans un pays comme le nôtre où les services d’état civil sont toujours à l’ère du papier relève du miracle.

Si ce monsieur qui affirme avoir des moyens colossaux alors qu’il est trainé en justice pour faux et abus de confiance, si Alberto Olympio avait vraiment les moyens et qu’il avait la ferme intention de penser d’une autre façon que les autres partis politiques au Togo, il devrait commencer par proposer à son pays ses services informatiques aux mairies et aux centres d’Etat civil pour tenir un fichier d’état civil national électronique à jour. Le véritable défi c’est l’état civil togolais. Pour voter, il faut avoir une nationalité et pour avoir la nationalité, il faut soit être né au Togo ou l’avoir par filiation. Ce qui ramène l’homme obligatoirement vers l’état civil qui ne gère pas que les naissances mais aussi les cas de décès et de mariage.

Avec une gestion d’un service d’état civil bien élaboré, on n’aura besoin que de quelques milliards au lieu d’allouer des sous importants (qui partent d’ailleurs dans la poche des étrangers).

Et ceci pourrait constituer l’une des véritables réformes que beaucoup de politiciens ignorent car avec un fichier d’état civil clair et net on peut faire beaucoup de choses.

On avait tort de les prendre très tôt au sérieux. On n’a cru que Docteur Alberto Olympio et le Parti des Togolais étaient arrivés au pays avec une nouvelle façon de faire de la politique mais on constate à notre corps défendant qu’ils glissent vers le populisme et la démagogie jusque-là attribués à certaines personnes qui se reconnaissent.

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