On pouvait tout attendre de cette marche du 13 janvier 2015, organisée par les ODDH, les organisations de la société civile et appuyée par l’Alliance Nationale pour le Changement de Jean-Pierre Fabre, sauf, ce qu’on n’a vu hier. Tant la mobilisation était tellement faible, que les organisateurs ont dû changer de point de chute pour camoufler leur revers.
Au lieu de l’Immeuble FIATA, la marche d’hier qui a mobilisé peu de monde a plus tôt chuté au marché de Bè.
Un véritable camouflet pour Zeus Ajavon, Gil-Bénoit Afangbédji, Jean- Pierre Fabre et les autres, qui s’attendaient à une véritable démonstration de force avec dans les rues de Lomé des centaines de milliers de personnes mobilisées. Mais hélas, ils n’ont eu que leurs yeux pour constater leur échec. Et il ne pouvait en être autrement, lorsque le zèle et le mensonge s’emparent des responsables politiques, lorsque des responsables politiques et ceux qui se réclament de la société civile vont de l’exclusion leur leitmotiv.
On peut tromper le peuple une fois, mais pas le tromper indéfiniment.
Ils sont nombreux ces responsables politiques, médias et d’autres de la société civile qui, depuis longtemps ont attiré l’attention de Fabre et ses acolytes sur la banalisation qu’ils en font avec les marches, mais ils ont été incompris et traité de tous les noms d’oiseaux.
Aujourd’hui les faits sont là et leur donnent raison. Avec ce revers, l’on espère que les organisateurs vont tirer la leçon et changer de stratégie. Car, les togolais veulent autre chose que les marches qui en réalité ne sont qu’une perte de temps et qu’un moyen pour une minorité (opposants et société civile) de se faire des sous. L’échec de la marche d’hier traduit bien ce réveil des togolais qui ne sont plus prêts à se laisser faire.
Le Messager du 14/01/2015
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